15 mars 2007

Le saint retour des reliques

Des statues volées dans des églises ces dix dernières années ont été restituées hier.

Par Vincent NOCE

QUOTIDIEN : jeudi 15 mars 2007

Le ministre de la Culture a restitué, hier, trois sculptures volées ces dernières décennies dans des églises. Un groupe statuaire classé monument historique, les Trois Enfants de la légende de saint Nicolas, avait été dérobé, en 2000, dans la cathédrale de Langres (Haute-Marne). Une Vierge à l'enfant du XIVe siècle, également classée, et une Notre-Dame d'Abondance du XVe avaient disparu, il y a vingt-six ans, en Haute-Savoie, de l'église de Montriond et de celle d'Abondance. Elles font partie d'un butin récupéré en 2005 en Belgique, qui comptait également quatre sculptures disparues dans la Somme, un saint Séverin, volé à Outrebois, une pietà de l'église de Domart-en-Ponthieu, un saint Sébastien et un Christ aux liens de l'église de Mailly-Maillet, ainsi qu'une Vierge à l'Enfant d'un particulier de Beauvais (Oise) et un portrait volé au château d'Havrincourt (Pas-de-Calais).
Fin 2004, deux voyous italiens, arrêtés à Mons, avouaient une série de cambriolages de châteaux en Belgique et en Normandie, tout en dénonçant le marchand qui écoulait leur butin. En février, des policiers français sont venus lui rendre visite à Anvers. Ils n'ont pas retrouvé les objets volés en Normandie mais ont découvert des centaines de meubles et d'oeuvres d'art, qu'ils ont intégralement photographiés.
Recel. Cet inventaire a été confronté, à Paris, aux bases de données de la Direction du patrimoine et de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) à l'aide d'un logiciel de rapprochement d'images. Bingo : huit objets provenaient de cambriolages en France, remontant jusqu'à 1980. Difficulté : la loi belge est particulièrement tolérante. Le recel y est prescrit au bout de trois ans. Logiquement, le trafiquant refusait de rendre les objets. Il était cependant une vieille connaissance du commandant adjoint de l'OCBC, Bernard Darties, qui le décrit comme «le meilleur spécialiste en tapisseries et en armes anciennes» dans sa partie. Apparu comme intermédiaire lors de la vente, à Atlanta, d'une tapisserie de la collégiale de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), qui fut finalement récupérée, il avait aussi accepté d'écouler des tapisseries de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes. Le vol n'eut finalement pas lieu : les enquêteurs avaient planqué chez une brave citoyenne, en face de la cathédrale, mais les voleurs n'avaient pas réussi à se laisser enfermer dans les murs.
Bernard Darties se rendit à Anvers pour avoir, en compagnie des gendarmes belges, une «discussion argumentée» avec le marchand : en fait, il crut bon de lui rappeler cette série de fâcheux incidents. L'intéressé s'empressa de rendre sans contrepartie les trésors restitués hier.
Fléau. Ce succès témoigne des efforts constants de la Direction du patrimoine, en coopération avec l'OCBC. Mais la part de chance illustre les difficultés de la lutte contre ce fléau en Europe. Un sénateur belge, François Roelants du Vivier, s'est indigné que «la Belgique et la Hollande soient les hôtes privilégiés des trafics internationaux des oeuvres d'art, parce que les receleurs bénéficient de législations fort avantageuses». Il a déposé un projet de loi proposant de faire du recel, comme en France, un «délit continu», le receleur pouvant être poursuivi tout le temps que l'objet est entre ses mains.
En France, l'écart de deux ans entre la récupération des objets et la cérémonie d'hier témoigne du soin apporté par Donnedieu à soigner sa communication dans un domaine qu'il a complètement négligé, ces dernières années. Aucune avancée n'a été réalisée vers une base de données européenne. Les promesses, comme celle de fournir une base de données accessible aux professionnels, ou de doter celle de l'OCBC d'un moteur de balayage de recherche automatique, n'ont pas été tenues. Ni le ministre, ni la Direction des musées de France n'avaient cru bon de se porter partie civile au procès de Stéphane Breitwieser, auteur de 70 vols dans des musées en France, qui resta quelques mois en prison. Deux ans plus tard, Donnedieu propose de légiférer pour aggraver les peines en cas de vol d'une oeuvre du patrimoine public. Louable intention, si elle parvient jusqu'au prochain gouvernement.

http://www.liberation.fr/culture/240958.FR.php

01 mars 2007

Deux Picasso volés : des tableaux "difficilement vendables" (police)

AFP 28.02.07 | 19h58, Le Monde

Les deux tableaux de Picasso volés dans la nuit de lundi à mardi au domicile parisien d'une petite-fille du peintre, d'une valeur globale de 50 millions d'euros, sont "difficilement vendables", a indiqué mercredi la police à l'AFP.

Selon le commandant Bernard Darties, chef adjoint de l'OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels), les caractéristiques des oeuvres et leurs photographies ont été, immédiatement après le vol, diffusées sur des bases de données en France et dans les pays affiliés à Interpol.


"Le marché de l'art a également été sensibilisé", a ajouté le commandant, et les marchands ou galéristes spécialisés alertés.

Des tableaux de cette importance sont "difficilement vendables" en règle générale, et "sur le marché licite ils sont invendables", a indiqué le policier "car on n'achète pas un tableau de plusieurs millions de dollars sans certificats".

Le vol peut également avoir fait "l'objet d'une commande, mais il y a très peu d'affaires où il est démontré qu'il y a des commanditaires directs", a ajouté le policier, évoquant les risques de racket qu'une telle commande implique. Il y a toujours un "intermédiaire", a-t-il ajouté.

Mais dans 80% des cas concernant des oeuvres majeures, ce sont des "voleurs qui ont saisi l'occasion. Ils rêvent devant les prix énormes, volent les oeuvres et s'aperçoivent ensuite qu'ils ne peuvent pas les vendre", a indiqué le policier, expliquant que c'est la raison pour laquelle les nombreux Picasso volés au cours du temps ont souvent été retrouvés.

De telles oeuvres sont revendues au receleur 10 pc de leur estimation, mais "c'est la loi de l'offre et de la demande", a-t-il dit, espérant par ailleurs que si les voleurs n'arrivent pas à écouler leur butin, "ils ne le détruisent pas".

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29946774@7-54,0.html

Could the “Greenland example” help resolve the Parthenon Marbles dispute?

Denmark has returned over 30,000 objects to its former colony in an unusual case of cooperative repatriation


By Martin Bailey | Posted 24 February 2007, The Art Newspaper

LONDON. A possible solution to the Parthenon Marbles dispute between the British Museum and the Greek government has come from a most unlikely source — a gathering in Greenland. Meeting in the depths of the Arctic winter, museum professionals and representatives of indigenous peoples recently assembled in the tiny capital of Nuuk (formerly Godthab) to discuss global strategies on repatriation of cultural heritage.

The Greeks had originally decided to send Minister of Culture Georgios Voulgarakis, but when his officials examined the flight schedule, they realised that he would have to leave Athens for a whole week, missing too much government business. Instead, Greece was represented by Nikoletta Valakou, director of the Athens Ephorate in the Ministry of Culture. In her address, she spoke of the importance of the New Parthenon Museum which is scheduled to open later this year.

Immediately afterwards, Jonathan King took the floor. As the British Museum’s keeper of Africa, Oceania and the Americas, he gave an ethnographer’s view of restitution. He argued that repatriation represents a focus on the past, and "cultural diplomacy" is the way forward.

Both sides politely and eloquently put forward their positions, and a resolution of the century-old dispute seemed just as far away as ever. But following the Nuuk meeting, the director of the Greenland National Museum and Archives, Daniel Thorleifsen, told The Art Newspaper that he hoped the "Greenland example" would be an encouragement to the British and the Greeks.

In an unusual example of cooperative repatriation, Denmark has returned museum material to its former colony, which achieved home rule in 1979. Greenland remains part of Denmark, but is internally self-governing. Its population is only 56,000, living in an area almost ten times the size of the UK. Nuuk is the smallest capital in the northern hemisphere with 13,500 people.

The repatriation was organised at the level of museum professionals, and was based on the principle that both Greenland and Denmark should hold “a representative collection” of objects from Greenland. The first items restituted in 1982 were a collection of 200 watercolours by Aron of Kangeq (1822-69), an Inuit seal hunter and the country’s most important artist.

By 2001, 35,000 objects (mostly archaeological) had been returned from to Greenland from Denmark’s National Museum, leaving around 65,000 pieces in Copenhagen. The Nuuk museum, established in 1966, now receives around 7,000 Greenlandic visitors and 15,000 tourists a year.

When the conference closed on 15 February, it was hoped to issue a Nuuk Declaration, but the wide range of participants (from organisations of Maori to Sami people) meant that immediate agreement could not be reached. Instead a set of general principles were accepted, which included a call on museums to divide material “in equitable ways”. Among the participants was Professor Jack Lohman, director of the Museum of London, who left Greenland having heard a wide range of views, but still feeling that there are “a lot of issues to be addressed” on repatriation.

http://www.theartnewspaper.com/article01.asp?id=576

Priceless Greek Icon Found

Arts, Briefly, The NY Times

Compiled by LAWRENCE VAN GELDER
Published: March 1, 2007

Greek restorers have discovered a priceless 17th-century painting beneath the silver sheet covering a Byzantine icon of St. John the Baptist kept for years in a provincial church, Reuters reported. Concealed for centuries beneath the ornate cover, the icon, with miniature scenes from St. John’s life, is dated 1646 and signed by Emmanuel Tzanes, a theologian, priest and leading artist of his time, whose works are in museums around the world. “This is very important,” Georgios A. Voulgarakis, the Greek culture minister, said yesterday. “This icon is recorded for the first time under his name.” Ministry officials said the painting must have been covered by the silver sheet around 1760, leaving only the faces visible to the faithful who kissed and prayed to it ever since, unaware of its value. St. John is shown against a gold background, while 12 scenes from his life, from conception to beheading and burial, line the sides and bottom of the icon. Mr. Voulgarakis said that after restoration, the icon would be returned to the church, in Kranidi, a town in the Peloponnese, where it would receive special security.

http://www.nytimes.com/2007/03/01/arts/01arts.html?_r=1&ref=arts&oref=slogin

28 février 2007

Sésostris III, pas si pharaonique

François Pinault, acquéreur de la fausse statue, gagne en cassation contre Drouot.

Par Vincent NOCE

QUOTIDIEN : mercredi 28 février 2007, Libération

Après huit années de procédure, la justice a tranché dans «l'affaire Sésostris», en approuvant la contestation par François Pinault d'une vente à Drouot devenue célèbre sous ce nom. Comme prévisible, la Cour de cassation a cassé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait donné tort à l'entrepreneur.
En 1998, son épouse, Maryvonne Pinault, avait acheté une statue censée représenter le pharaon Sésostris III du Moyen Empire, pour l'offrir au Louvre, auprès duquel elle avait demandé conseil la veille. La statue est adjugée pour un million d'euros, un prix jamais atteint pour une pièce archéologique en France. Une semaine plus tard, Libération révélait l'oeuvre considéré comme un «faux grossier», par Dieter Wildung, directeur du musée égyptien de Berlin, spécialiste mondial de la statuaire du Moyen Empire. Il la connaissait bien pour avoir refusé de l'acquérir pour son musée. La statue portait alors des hiéroglyphes maladroits (poncés depuis), qui à son avis «signaient la contrefaçon». Elle avait ensuite été proposée en vain aux musées de Bâle et de Cleveland, et refusée à la foire des antiquaires de Bâle.
Trois mois avant la vente, le professeur Wildung était lui-même venu à Paris pour apporter ces renseignements à l'expert de Drouot, Chakib Slitine. Pourtant, le catalogue ne faisait nulle mention de cet avis. Par la suite, d'autres grands égyptologues vont dénoncer le faux, comme les professeurs Yoyotte, à Paris, ou Maree, du British Museum à Londres. Un laboratoire de Bordeaux a décelé des traces de disque sur le granit et des particules incrustées d'alliages métalliques d'outils du XXe siècle.
Le commissaire-priseur et l'expert faisaient alors valoir que d'autres égyptologues défendaient la statue. Juridiquement, pourtant, l'affaire semblait entendue, dans la mesure où une vente d'oeuvre d'art est considérée comme nulle dès lors qu'un doute sérieux pèse sur son authenticité. Cependant, la défense des Pinault allait multiplier les maladresses. Une expertise judiciaire fut notamment, et étrangement, confiée à deux conservatrices du Louvre. Mesdames Delange et Desroches Noblecourt adoptèrent un raisonnement tarabiscoté : certes, la statue cumulait anomalies et anachronismes, certes le visage ne correspondait pas aux effigies connues du souverain, mais il devait s'agir d'un hommage posthume, unique en son genre dans l'Antiquité égyptienne. Cette seule indication suffisait à la cassation, puisque la vente doit «garantir à l'acheteur que cette oeuvre a été effectivement produite au cours de la période de référence», en l'occurrence la dynastie du pharaon.
Plus fondamentalement, la Cour a jugé que les Pinault ont été victimes de cette succession d'incidents, à commencer par les informations incomplètes ou erronées portées au catalogue. Un signe pour les ventes d'art en France.

http://www.liberation.fr/culture/237763.FR.php

Deux Picasso volés dans la nuit à Paris

NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 13:29

Les deux oeuvres : Maya à la poupée et un portrait de Jacqueline, seconde et dernière épouse du peintre, ont été dérobés durant la nuit au domicile de la petite fille de Pablo Picasso situé dans le VIIe arrondissement.

Deux tableaux de Picasso, d'une valeur globale de 50 millions d'euros, ont été volés dans la nuit de lundi à mardi au domicile parisien de la petite fille du peintre, a-t-on appris mercredi 28 février de source policière.
Les deux oeuvres : Maya à la poupée (60X40 cm) (Maya, fille du peintre) et un portrait de Jacqueline (170X150), seconde et dernière épouse du peintre, ont été dérobés durant la nuit au domicile de la petite fille de Pablo Picasso situé dans le VIIe arrondissement de Paris.
Aucune effraction n'a été relevée sur place, selon la source. L'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne.
Le préjudice s'élèverait à plus de 50 millions d'euros, selon la source.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20070228.OBS4659/

24 février 2007

Un changement de statut inquiète les conférenciers des musées nationaux

LE MONDE | 24.02.07 | 15h19 • Mis à jour le 24.02.07 | 15h20


D'ORDINAIRE, on ne parle jamais d'eux. Ils ne sont qu'une centaine et ils ne font jamais grève, parce que, disent-ils, "ils s'autodétruiraient". Cette fois-ci, ils ont décidé de faire entendre leur voix : les conférenciers qui assurent les visites guidées dans les 34 musées nationaux du pays, du Louvre au château de Pau, sont inquiets pour leur avenir.


Actuellement employés par la Réunion des musées nationaux (RMN), ils doivent théoriquement rejoindre, à partir du 1er juillet, les quatre grands musées qui ont le statut d'établissement public administratif : les musées du Louvre, d'Orsay et Guimet à Paris, et le château de Versailles. Ces derniers y voient l'avantage d'une plus grande autonomie d'organisation. La RMN, de son côté, se recentre sur ses activités culturelles et commerciales (édition, vente de moulages, de gravures) et sur l'organisation d'expositions (en région et aux galeries du Grand Palais, à Paris).

"ESPRIT MUTUALISTE"

S'ils ne sont pas hostiles "par principe" à ce transfert, les conférenciers souhaitent obtenir des garanties. Réunis en intersyndicale (CFDT, CGT, FO, FSU, SUD), ils demandent leur "intégration dans la fonction publique ou la création d'un corps de conservateurs des musées nationaux", qui dépendrait alors de la direction des musées de France (DMF).

A entendre la directrice de la DMF, ce n'est pas gagné. "L'heure n'est pas à la création d'un corps de fonctionnaires. Dans les musées, les conférenciers auront un contrat de travail pérenne, de droit public. Et leur départ se fera sur la base du volontariat", a déclaré au Monde Francine Mariani-Ducray.

Mais les discussions piétinent. "A la RMN, nous n'avons jamais eu la reconnaissance que nous souhaitions par rapport à notre formation. Qu'en sera-t-il lorsque nous serons dispersés dans des musées qui sont entrés dans une logique de performance et de développement de fonds propres ? Aurons-nous le même salaire, les mêmes perspectives d'évolution ? Pour l'instant, nous n'avons pas de réponse claire, plutôt des informations contradictoires", résume Sophie Radix, syndiquée à la CFDT.

De plus, ajoute-t-elle, les rémunérations des conférenciers sont "très disparates" - malgré les négociations salariales menées en 2002 et en 2005, indique la direction de la RMN. Que vont devenir la dizaine de conférenciers actuellement en CDD ?

Enfin, l'intersyndicale redoute que l'"esprit mutualiste" de la RMN ne disparaisse à terme : "Actuellement, la moitié d'entre nous travaillons sur deux sites, les autres sur un seul. On peut se remplacer au pied levé en cas d'absence, de maladie... Après le transfert, ce ne sera plus le cas." Combien de conférenciers restera-t-il pour les établissements situés en région ?

Les musées font déjà appel, pour les visites guidées, à des vacataires employés par des sociétés privées. Lesquelles répondent parfois à des demandes ciblées, tel un "parcours Da Vinci Code" au Louvre.

Pour l'instant, les conférenciers sont reçus en entretiens individuels. La RMN leur a soumis un questionnaire pour qu'ils y expriment leurs voeux. "On fera du cousu-main, du sur-mesure", promet-on dans l'entourage du ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres. Quitte à retarder la date du transfert.


Clarisse Fabre
Article paru dans l'édition du 25.02.07

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-875900@51-865736,0.html

Looted by Nazis, returned, now on sale

Dan Glaister in Los Angeles
Friday February 23, 2007
The Guardian


Nazi business... Detail from Johannes Verspronck's Portrait of Jean la Gouche, which is to go on sale at Christie's.

A collection of old master paintings once owned by the Nazi leader Hermann Göring is to go on auction, just a year after it was returned to the heirs of its original owner. The sale of around 170 paintings is the latest case of art looted by the Nazis being returned to its original owners and promptly being put up for sale.
Last summer a portrait by Gustav Klimt that had been returned by the Austrian government to the family of its former owner became the most expensive painting ever when it was auctioned for $135m (£69m).

The collection of Jacques Goudstikker will go on sale in the spring at Christie's, the auction house that sold the Klimt painting. The works, including a notable landscape by Salomon van Ruysdael, are expected to raise $22m-$35m.
"Jacques Goudstikker was an extraordinary dealer who had wide-ranging and fascinating taste," said Nicholas Hall, a director of Christie's old master paintings department in New York. "This is arguably the most important collection of old master pictures ever restituted."

Marei von Saher, the widow of the late collector's only son, said a large part of the collection, which originally numbered 1,400 paintings, would be seen in a touring exhibition. "The Dutch government's return of these pictures was an historic event for us and for all families whose possessions were stolen during the Holocaust era," she said. "Although we must part with some beautiful paintings, we are fortunate to be able to keep many of them for our private collection and exhibit those works publicly in the United States and abroad to tell the powerful story of Jacques Goudstikker and his collection."

Goudstikker fled the Netherlands in 1940 as the Nazis advanced, leaving his collection behind. He died at sea during his escape, falling through a hatch on a ship and breaking his neck.

Within days of his departure, Göring appeared at the Goudstikker gallery and, under threat of confiscation, bought the collection for the token price of 2m Dutch gilders.

After the war a large part of the collection was recovered and handed over to the Dutch government, which placed the pieces in its national collections, over the objections of Goudstikker's heirs. A lengthy legal battle was resolved last year when the Dutch government declared that 202 paintings should be handed back to the family.

The ruling prompted criticisms, with the director of one museum which handed over 30 works calling it a "serious haemorrhage of Dutch cultural heritage".

The decision to sell part of the collection also seems likely to raise concerns in the country, where one commentator described restitution as a lucrative business for "an industry of lawyers, advisers and art dealers".

Lawrence Kaye, a lawyer for Ms Von Saher in New York, said: "This property belonged to all these people. It was stolen by the Nazis. It's not their fault it was stolen from them. Why shouldn't she be permitted to sell her art?" He pointed to the costs incurred by the family in tracing the paintings and in taking its case through the Dutch courts for 10 years.

The sale of the Goudstikker collection will take place over three auctions, starting in New York in April.

http://arts.guardian.co.uk/art/news/story/0,,2019549,00.html

Could the “Greenland example” help resolve the Parthenon Marbles dispute?

Denmark has returned over 30,000 objects to its former colony in an unusual case of cooperative repatriation

By Martin Bailey | Posted 24 February 2007, The Artnewspaper

LONDON. A possible solution to the Parthenon Marbles dispute between the British Museum and the Greek government has come from a most unlikely source — a gathering in Greenland. Meeting in the depths of the Arctic winter, museum professionals and representatives of indigenous peoples recently assembled in the tiny capital of Nuuk (formerly Godthab) to discuss global strategies on repatriation of cultural heritage.

The Greeks had originally decided to send Minister of Culture Georgios Voulgarakis, but when his officials examined the flight schedule, they realised that he would have to leave Athens for a whole week, missing too much government business. Instead, Greece was represented by Nikoletta Valakou, director of the Athens Ephorate in the Ministry of Culture. In her address, she spoke of the importance of the New Parthenon Museum which is scheduled to open later this year.

Immediately afterwards, Jonathan King took the floor. As the British Museum’s keeper of Africa, Oceania and the Americas, he gave an ethnographer’s view of restitution. He argued that repatriation represents a focus on the past, and "cultural diplomacy" is the way forward.

Both sides politely and eloquently put forward their positions, and a resolution of the century-old dispute seemed just as far away as ever. But following the Nuuk meeting, the director of the Greenland National Museum and Archives, Daniel Thorleifsen, told The Art Newspaper that he hoped the "Greenland example" would be an encouragement to the British and the Greeks.

In an unusual example of cooperative repatriation, Denmark has returned museum material to its former colony, which achieved home rule in 1979. Greenland remains part of Denmark, but is internally self-governing. Its population is only 56,000, living in an area almost ten times the size of the UK. Nuuk is the smallest capital in the northern hemisphere with 13,500 people.

The repatriation was organised at the level of museum professionals, and was based on the principle that both Greenland and Denmark should hold “a representative collection” of objects from Greenland. The first items restituted in 1982 were a collection of 200 watercolours by Aron of Kangeq (1822-69), an Inuit seal hunter and the country’s most important artist.

By 2001, 35,000 objects (mostly archaeological) had been returned from to Greenland from Denmark’s National Museum, leaving around 65,000 pieces in Copenhagen. The Nuuk museum, established in 1966, now receives around 7,000 Greenlandic visitors and 15,000 tourists a year.

When the conference closed on 15 February, it was hoped to issue a Nuuk Declaration, but the wide range of participants (from organisations of Maori to Sami people) meant that immediate agreement could not be reached. Instead a set of general principles were accepted, which included a call on museums to divide material “in equitable ways”. Among the participants was Professor Jack Lohman, director of the Museum of London, who left Greenland having heard a wide range of views, but still feeling that there are “a lot of issues to be addressed” on repatriation.

http://www.theartnewspaper.com/article01.asp?id=576

22 février 2007

Ouverture du procès en appel du vol du "Cri" de Munch

AFP 20.02.07 | 19h07, Le Monde

Le procès en appel du vol spectaculaire du "Cri", le tableau le plus célèbre d'Edvard Munch, s'est ouvert mardi à Oslo avec cinq Norvégiens dans le box des accusés.
"Le Cri" et "La Madone", autre pièce maîtresse du peintre norvégien (1863-1944), avaient été dérobés en plein jour, le 22 août 2004 au musée Munch d'Oslo, par deux hommes armés et encagoulés qui avaient pris la fuite à bord d'un véhicule volé conduit par une troisième personne.

Les deux tableaux, dont la valeur approcherait 75 millions d'euros, avaient été retrouvés en assez bon état le 31 août dernier dans des circonstances qui demeurent obscures.

Trois des accusés avaient déjà été condamnés en première instance et font appel de cette décision. Deux autres avaient été innocentés mais l'accusation a fait appel.

Pendant le premier procès, l'accusation avait affirmé que le vol avait été organisé par un gang de malfaiteurs qui venait de commettre un hold-up dans une banque à Stavanger sur la côte ouest du pays, au cours duquel un policier avait été tué. Le vol spectaculaire aurait eu pour but de détourner l'attention de la police norvégienne.

Mardi, le procureur, Elisabeth Jordan Ramstad, a estimé que le vol du "Cri" avait probablement été ordonné par un chef de gang norvégien, David Toska, condamné la semaine dernière à 15 ans de prison pour le hold-up à Stavanger, a rapporté l'agence de presse norvégienne NTB.

M. Toska n'a pas été inculpé dans l'affaire du vol de l'oeuvre de Munch, mais Mme Ramstad a indiqué qu'elle envisageait de le faire.

Le procureur a jugé que les cinq suspects devaient verser 1,5 million de couronnes (186.000 euros) à la municipalité d'Oslo, propriétaire des deux oeuvres, en compensation pour les dommages causés aux tableaux. Un coin, en bas à gauche, du "Cri" a été légèrement enfoncé et "La Madone" a subi deux égratignures, dont une a percé la toile.

Elle a également estimé que les cinq supsects devaient payer 1,275 million de couronnes au musée Munch pour le manque à gagner causé par le vol.

En première instance, deux des trois condamnés qui s'étaient vu infliger des peines de prison allant de 4 à 8 ans, avaient aussi été condamnés à verser 750 millions de couronnes (122 millions de dollars) à la municipalité d'Oslo, à titre de dédommagements.

La somme astronomique avait pour but d'inciter les malfaiteurs à révéler où étaient cachés les tableaux, retrouvés depuis.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29840043@7-54,0.html

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