22 février 2007
Ouverture du procès en appel du vol du "Cri" de Munch
AFP 20.02.07 | 19h07, Le Monde
Le procès en appel du vol spectaculaire du "Cri", le tableau le plus célèbre d'Edvard Munch, s'est ouvert mardi à Oslo avec cinq Norvégiens dans le box des accusés.
"Le Cri" et "La Madone", autre pièce maîtresse du peintre norvégien (1863-1944), avaient été dérobés en plein jour, le 22 août 2004 au musée Munch d'Oslo, par deux hommes armés et encagoulés qui avaient pris la fuite à bord d'un véhicule volé conduit par une troisième personne.
Les deux tableaux, dont la valeur approcherait 75 millions d'euros, avaient été retrouvés en assez bon état le 31 août dernier dans des circonstances qui demeurent obscures.
Trois des accusés avaient déjà été condamnés en première instance et font appel de cette décision. Deux autres avaient été innocentés mais l'accusation a fait appel.
Pendant le premier procès, l'accusation avait affirmé que le vol avait été organisé par un gang de malfaiteurs qui venait de commettre un hold-up dans une banque à Stavanger sur la côte ouest du pays, au cours duquel un policier avait été tué. Le vol spectaculaire aurait eu pour but de détourner l'attention de la police norvégienne.
Mardi, le procureur, Elisabeth Jordan Ramstad, a estimé que le vol du "Cri" avait probablement été ordonné par un chef de gang norvégien, David Toska, condamné la semaine dernière à 15 ans de prison pour le hold-up à Stavanger, a rapporté l'agence de presse norvégienne NTB.
M. Toska n'a pas été inculpé dans l'affaire du vol de l'oeuvre de Munch, mais Mme Ramstad a indiqué qu'elle envisageait de le faire.
Le procureur a jugé que les cinq suspects devaient verser 1,5 million de couronnes (186.000 euros) à la municipalité d'Oslo, propriétaire des deux oeuvres, en compensation pour les dommages causés aux tableaux. Un coin, en bas à gauche, du "Cri" a été légèrement enfoncé et "La Madone" a subi deux égratignures, dont une a percé la toile.
Elle a également estimé que les cinq supsects devaient payer 1,275 million de couronnes au musée Munch pour le manque à gagner causé par le vol.
En première instance, deux des trois condamnés qui s'étaient vu infliger des peines de prison allant de 4 à 8 ans, avaient aussi été condamnés à verser 750 millions de couronnes (122 millions de dollars) à la municipalité d'Oslo, à titre de dédommagements.
La somme astronomique avait pour but d'inciter les malfaiteurs à révéler où étaient cachés les tableaux, retrouvés depuis.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29840043@7-54,0.html
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Varsovie veut récupérer les archives teutoniques volés par les nazis
AFP 21.02.07 | 19h18, le Monde
La Pologne souhaite récupérer les archives des chevaliers teutoniques qui lui ont été volés par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale, a-t-on appris mercredi auprès de l'Institut de la mémoire nationale qui enquête sur les crimes nazis et communistes en Pologne.
"L'objectif est de récupérer ces parchemins qui font partie de notre patrimoine culturel", a déclaré à l'AFP Andrzej Arseniuk, porte-parole de l'IPN.
"Les documents sont la propriété de la Pologne (...) et, volés pendant la guerre, devraient être retournés à la Pologne", a déclaré pour sa part le ministère polonais des Affaires étrangères.
Selon le ministère, il s'agit de 74 parchemins. Ils rapportent l'histoire de l'établissement, à compter du XIIe siècle, de l'Ordre de la maison des chevaliers de l'hôpital de sainte Marie des Teutoniques à Jérusalem sur les territoires de la Pologne d'aujourd'hui.
Ces parchemins se trouvent, selon Varsovie, aux archives de la Fondation culturelle de Prusse à Berlin-Dahlem.
Fondé en 1190 lors de la troisième croisade en Terre Sainte, l'Ordre des chevaliers teutoniques fut appelé en aide par le duc Conrad de Mazovie pour le soutenir dans sa lutte contre des populations païennes d'Europe orientale. L'ordre s'installa sur les territoires conquis de Prusse et de Livonie, et y établit sa capitale Malbork (Marienburg), dans le nord de la Pologne actuelle.
Sécularisée au XVIe siècle, la Prusse de l'Ordre-Etat teutonique devint le Duché de Prusse pour faire partie ensuite du Royaume de Prusse, de l'Empire allemand et du IIIe Reich, avant de disparaître à l'issue de la Seconde guerre mondiale, avec la dissolution de l'Etat prussien.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29855863@7-54,0.html
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