« 2006-11 | Page d'accueil | 2007-03 »
28 février 2007
Sésostris III, pas si pharaonique
François Pinault, acquéreur de la fausse statue, gagne en cassation contre Drouot.
Par Vincent NOCE
QUOTIDIEN : mercredi 28 février 2007, Libération
Après huit années de procédure, la justice a tranché dans «l'affaire Sésostris», en approuvant la contestation par François Pinault d'une vente à Drouot devenue célèbre sous ce nom. Comme prévisible, la Cour de cassation a cassé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait donné tort à l'entrepreneur.
En 1998, son épouse, Maryvonne Pinault, avait acheté une statue censée représenter le pharaon Sésostris III du Moyen Empire, pour l'offrir au Louvre, auprès duquel elle avait demandé conseil la veille. La statue est adjugée pour un million d'euros, un prix jamais atteint pour une pièce archéologique en France. Une semaine plus tard, Libération révélait l'oeuvre considéré comme un «faux grossier», par Dieter Wildung, directeur du musée égyptien de Berlin, spécialiste mondial de la statuaire du Moyen Empire. Il la connaissait bien pour avoir refusé de l'acquérir pour son musée. La statue portait alors des hiéroglyphes maladroits (poncés depuis), qui à son avis «signaient la contrefaçon». Elle avait ensuite été proposée en vain aux musées de Bâle et de Cleveland, et refusée à la foire des antiquaires de Bâle.
Trois mois avant la vente, le professeur Wildung était lui-même venu à Paris pour apporter ces renseignements à l'expert de Drouot, Chakib Slitine. Pourtant, le catalogue ne faisait nulle mention de cet avis. Par la suite, d'autres grands égyptologues vont dénoncer le faux, comme les professeurs Yoyotte, à Paris, ou Maree, du British Museum à Londres. Un laboratoire de Bordeaux a décelé des traces de disque sur le granit et des particules incrustées d'alliages métalliques d'outils du XXe siècle.
Le commissaire-priseur et l'expert faisaient alors valoir que d'autres égyptologues défendaient la statue. Juridiquement, pourtant, l'affaire semblait entendue, dans la mesure où une vente d'oeuvre d'art est considérée comme nulle dès lors qu'un doute sérieux pèse sur son authenticité. Cependant, la défense des Pinault allait multiplier les maladresses. Une expertise judiciaire fut notamment, et étrangement, confiée à deux conservatrices du Louvre. Mesdames Delange et Desroches Noblecourt adoptèrent un raisonnement tarabiscoté : certes, la statue cumulait anomalies et anachronismes, certes le visage ne correspondait pas aux effigies connues du souverain, mais il devait s'agir d'un hommage posthume, unique en son genre dans l'Antiquité égyptienne. Cette seule indication suffisait à la cassation, puisque la vente doit «garantir à l'acheteur que cette oeuvre a été effectivement produite au cours de la période de référence», en l'occurrence la dynastie du pharaon.
Plus fondamentalement, la Cour a jugé que les Pinault ont été victimes de cette succession d'incidents, à commencer par les informations incomplètes ou erronées portées au catalogue. Un signe pour les ventes d'art en France.
http://www.liberation.fr/culture/237763.FR.php
14:25 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Deux Picasso volés dans la nuit à Paris
NOUVELOBS.COM | 28.02.2007 | 13:29
Les deux oeuvres : Maya à la poupée et un portrait de Jacqueline, seconde et dernière épouse du peintre, ont été dérobés durant la nuit au domicile de la petite fille de Pablo Picasso situé dans le VIIe arrondissement.
Deux tableaux de Picasso, d'une valeur globale de 50 millions d'euros, ont été volés dans la nuit de lundi à mardi au domicile parisien de la petite fille du peintre, a-t-on appris mercredi 28 février de source policière.
Les deux oeuvres : Maya à la poupée (60X40 cm) (Maya, fille du peintre) et un portrait de Jacqueline (170X150), seconde et dernière épouse du peintre, ont été dérobés durant la nuit au domicile de la petite fille de Pablo Picasso situé dans le VIIe arrondissement de Paris.
Aucune effraction n'a été relevée sur place, selon la source. L'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme (BRB) de la PJ parisienne.
Le préjudice s'élèverait à plus de 50 millions d'euros, selon la source.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20070228.OBS4659/
14:13 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 février 2007
Un changement de statut inquiète les conférenciers des musées nationaux
LE MONDE | 24.02.07 | 15h19 • Mis à jour le 24.02.07 | 15h20
D'ORDINAIRE, on ne parle jamais d'eux. Ils ne sont qu'une centaine et ils ne font jamais grève, parce que, disent-ils, "ils s'autodétruiraient". Cette fois-ci, ils ont décidé de faire entendre leur voix : les conférenciers qui assurent les visites guidées dans les 34 musées nationaux du pays, du Louvre au château de Pau, sont inquiets pour leur avenir.
Actuellement employés par la Réunion des musées nationaux (RMN), ils doivent théoriquement rejoindre, à partir du 1er juillet, les quatre grands musées qui ont le statut d'établissement public administratif : les musées du Louvre, d'Orsay et Guimet à Paris, et le château de Versailles. Ces derniers y voient l'avantage d'une plus grande autonomie d'organisation. La RMN, de son côté, se recentre sur ses activités culturelles et commerciales (édition, vente de moulages, de gravures) et sur l'organisation d'expositions (en région et aux galeries du Grand Palais, à Paris).
"ESPRIT MUTUALISTE"
S'ils ne sont pas hostiles "par principe" à ce transfert, les conférenciers souhaitent obtenir des garanties. Réunis en intersyndicale (CFDT, CGT, FO, FSU, SUD), ils demandent leur "intégration dans la fonction publique ou la création d'un corps de conservateurs des musées nationaux", qui dépendrait alors de la direction des musées de France (DMF).
A entendre la directrice de la DMF, ce n'est pas gagné. "L'heure n'est pas à la création d'un corps de fonctionnaires. Dans les musées, les conférenciers auront un contrat de travail pérenne, de droit public. Et leur départ se fera sur la base du volontariat", a déclaré au Monde Francine Mariani-Ducray.
Mais les discussions piétinent. "A la RMN, nous n'avons jamais eu la reconnaissance que nous souhaitions par rapport à notre formation. Qu'en sera-t-il lorsque nous serons dispersés dans des musées qui sont entrés dans une logique de performance et de développement de fonds propres ? Aurons-nous le même salaire, les mêmes perspectives d'évolution ? Pour l'instant, nous n'avons pas de réponse claire, plutôt des informations contradictoires", résume Sophie Radix, syndiquée à la CFDT.
De plus, ajoute-t-elle, les rémunérations des conférenciers sont "très disparates" - malgré les négociations salariales menées en 2002 et en 2005, indique la direction de la RMN. Que vont devenir la dizaine de conférenciers actuellement en CDD ?
Enfin, l'intersyndicale redoute que l'"esprit mutualiste" de la RMN ne disparaisse à terme : "Actuellement, la moitié d'entre nous travaillons sur deux sites, les autres sur un seul. On peut se remplacer au pied levé en cas d'absence, de maladie... Après le transfert, ce ne sera plus le cas." Combien de conférenciers restera-t-il pour les établissements situés en région ?
Les musées font déjà appel, pour les visites guidées, à des vacataires employés par des sociétés privées. Lesquelles répondent parfois à des demandes ciblées, tel un "parcours Da Vinci Code" au Louvre.
Pour l'instant, les conférenciers sont reçus en entretiens individuels. La RMN leur a soumis un questionnaire pour qu'ils y expriment leurs voeux. "On fera du cousu-main, du sur-mesure", promet-on dans l'entourage du ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres. Quitte à retarder la date du transfert.
Clarisse Fabre
Article paru dans l'édition du 25.02.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-875900@51-865736,0.html
21:09 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Looted by Nazis, returned, now on sale
Dan Glaister in Los Angeles
Friday February 23, 2007
The Guardian
Nazi business... Detail from Johannes Verspronck's Portrait of Jean la Gouche, which is to go on sale at Christie's.
A collection of old master paintings once owned by the Nazi leader Hermann Göring is to go on auction, just a year after it was returned to the heirs of its original owner. The sale of around 170 paintings is the latest case of art looted by the Nazis being returned to its original owners and promptly being put up for sale.
Last summer a portrait by Gustav Klimt that had been returned by the Austrian government to the family of its former owner became the most expensive painting ever when it was auctioned for $135m (£69m).
The collection of Jacques Goudstikker will go on sale in the spring at Christie's, the auction house that sold the Klimt painting. The works, including a notable landscape by Salomon van Ruysdael, are expected to raise $22m-$35m.
"Jacques Goudstikker was an extraordinary dealer who had wide-ranging and fascinating taste," said Nicholas Hall, a director of Christie's old master paintings department in New York. "This is arguably the most important collection of old master pictures ever restituted."
Marei von Saher, the widow of the late collector's only son, said a large part of the collection, which originally numbered 1,400 paintings, would be seen in a touring exhibition. "The Dutch government's return of these pictures was an historic event for us and for all families whose possessions were stolen during the Holocaust era," she said. "Although we must part with some beautiful paintings, we are fortunate to be able to keep many of them for our private collection and exhibit those works publicly in the United States and abroad to tell the powerful story of Jacques Goudstikker and his collection."
Goudstikker fled the Netherlands in 1940 as the Nazis advanced, leaving his collection behind. He died at sea during his escape, falling through a hatch on a ship and breaking his neck.
Within days of his departure, Göring appeared at the Goudstikker gallery and, under threat of confiscation, bought the collection for the token price of 2m Dutch gilders.
After the war a large part of the collection was recovered and handed over to the Dutch government, which placed the pieces in its national collections, over the objections of Goudstikker's heirs. A lengthy legal battle was resolved last year when the Dutch government declared that 202 paintings should be handed back to the family.
The ruling prompted criticisms, with the director of one museum which handed over 30 works calling it a "serious haemorrhage of Dutch cultural heritage".
The decision to sell part of the collection also seems likely to raise concerns in the country, where one commentator described restitution as a lucrative business for "an industry of lawyers, advisers and art dealers".
Lawrence Kaye, a lawyer for Ms Von Saher in New York, said: "This property belonged to all these people. It was stolen by the Nazis. It's not their fault it was stolen from them. Why shouldn't she be permitted to sell her art?" He pointed to the costs incurred by the family in tracing the paintings and in taking its case through the Dutch courts for 10 years.
The sale of the Goudstikker collection will take place over three auctions, starting in New York in April.
http://arts.guardian.co.uk/art/news/story/0,,2019549,00.html
21:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Could the “Greenland example” help resolve the Parthenon Marbles dispute?
Denmark has returned over 30,000 objects to its former colony in an unusual case of cooperative repatriation
By Martin Bailey | Posted 24 February 2007, The Artnewspaper
LONDON. A possible solution to the Parthenon Marbles dispute between the British Museum and the Greek government has come from a most unlikely source — a gathering in Greenland. Meeting in the depths of the Arctic winter, museum professionals and representatives of indigenous peoples recently assembled in the tiny capital of Nuuk (formerly Godthab) to discuss global strategies on repatriation of cultural heritage.
The Greeks had originally decided to send Minister of Culture Georgios Voulgarakis, but when his officials examined the flight schedule, they realised that he would have to leave Athens for a whole week, missing too much government business. Instead, Greece was represented by Nikoletta Valakou, director of the Athens Ephorate in the Ministry of Culture. In her address, she spoke of the importance of the New Parthenon Museum which is scheduled to open later this year.
Immediately afterwards, Jonathan King took the floor. As the British Museum’s keeper of Africa, Oceania and the Americas, he gave an ethnographer’s view of restitution. He argued that repatriation represents a focus on the past, and "cultural diplomacy" is the way forward.
Both sides politely and eloquently put forward their positions, and a resolution of the century-old dispute seemed just as far away as ever. But following the Nuuk meeting, the director of the Greenland National Museum and Archives, Daniel Thorleifsen, told The Art Newspaper that he hoped the "Greenland example" would be an encouragement to the British and the Greeks.
In an unusual example of cooperative repatriation, Denmark has returned museum material to its former colony, which achieved home rule in 1979. Greenland remains part of Denmark, but is internally self-governing. Its population is only 56,000, living in an area almost ten times the size of the UK. Nuuk is the smallest capital in the northern hemisphere with 13,500 people.
The repatriation was organised at the level of museum professionals, and was based on the principle that both Greenland and Denmark should hold “a representative collection” of objects from Greenland. The first items restituted in 1982 were a collection of 200 watercolours by Aron of Kangeq (1822-69), an Inuit seal hunter and the country’s most important artist.
By 2001, 35,000 objects (mostly archaeological) had been returned from to Greenland from Denmark’s National Museum, leaving around 65,000 pieces in Copenhagen. The Nuuk museum, established in 1966, now receives around 7,000 Greenlandic visitors and 15,000 tourists a year.
When the conference closed on 15 February, it was hoped to issue a Nuuk Declaration, but the wide range of participants (from organisations of Maori to Sami people) meant that immediate agreement could not be reached. Instead a set of general principles were accepted, which included a call on museums to divide material “in equitable ways”. Among the participants was Professor Jack Lohman, director of the Museum of London, who left Greenland having heard a wide range of views, but still feeling that there are “a lot of issues to be addressed” on repatriation.
http://www.theartnewspaper.com/article01.asp?id=576
21:03 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 février 2007
Ouverture du procès en appel du vol du "Cri" de Munch
AFP 20.02.07 | 19h07, Le Monde
Le procès en appel du vol spectaculaire du "Cri", le tableau le plus célèbre d'Edvard Munch, s'est ouvert mardi à Oslo avec cinq Norvégiens dans le box des accusés.
"Le Cri" et "La Madone", autre pièce maîtresse du peintre norvégien (1863-1944), avaient été dérobés en plein jour, le 22 août 2004 au musée Munch d'Oslo, par deux hommes armés et encagoulés qui avaient pris la fuite à bord d'un véhicule volé conduit par une troisième personne.
Les deux tableaux, dont la valeur approcherait 75 millions d'euros, avaient été retrouvés en assez bon état le 31 août dernier dans des circonstances qui demeurent obscures.
Trois des accusés avaient déjà été condamnés en première instance et font appel de cette décision. Deux autres avaient été innocentés mais l'accusation a fait appel.
Pendant le premier procès, l'accusation avait affirmé que le vol avait été organisé par un gang de malfaiteurs qui venait de commettre un hold-up dans une banque à Stavanger sur la côte ouest du pays, au cours duquel un policier avait été tué. Le vol spectaculaire aurait eu pour but de détourner l'attention de la police norvégienne.
Mardi, le procureur, Elisabeth Jordan Ramstad, a estimé que le vol du "Cri" avait probablement été ordonné par un chef de gang norvégien, David Toska, condamné la semaine dernière à 15 ans de prison pour le hold-up à Stavanger, a rapporté l'agence de presse norvégienne NTB.
M. Toska n'a pas été inculpé dans l'affaire du vol de l'oeuvre de Munch, mais Mme Ramstad a indiqué qu'elle envisageait de le faire.
Le procureur a jugé que les cinq suspects devaient verser 1,5 million de couronnes (186.000 euros) à la municipalité d'Oslo, propriétaire des deux oeuvres, en compensation pour les dommages causés aux tableaux. Un coin, en bas à gauche, du "Cri" a été légèrement enfoncé et "La Madone" a subi deux égratignures, dont une a percé la toile.
Elle a également estimé que les cinq supsects devaient payer 1,275 million de couronnes au musée Munch pour le manque à gagner causé par le vol.
En première instance, deux des trois condamnés qui s'étaient vu infliger des peines de prison allant de 4 à 8 ans, avaient aussi été condamnés à verser 750 millions de couronnes (122 millions de dollars) à la municipalité d'Oslo, à titre de dédommagements.
La somme astronomique avait pour but d'inciter les malfaiteurs à révéler où étaient cachés les tableaux, retrouvés depuis.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29840043@7-54,0.html
18:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Varsovie veut récupérer les archives teutoniques volés par les nazis
AFP 21.02.07 | 19h18, le Monde
La Pologne souhaite récupérer les archives des chevaliers teutoniques qui lui ont été volés par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale, a-t-on appris mercredi auprès de l'Institut de la mémoire nationale qui enquête sur les crimes nazis et communistes en Pologne.
"L'objectif est de récupérer ces parchemins qui font partie de notre patrimoine culturel", a déclaré à l'AFP Andrzej Arseniuk, porte-parole de l'IPN.
"Les documents sont la propriété de la Pologne (...) et, volés pendant la guerre, devraient être retournés à la Pologne", a déclaré pour sa part le ministère polonais des Affaires étrangères.
Selon le ministère, il s'agit de 74 parchemins. Ils rapportent l'histoire de l'établissement, à compter du XIIe siècle, de l'Ordre de la maison des chevaliers de l'hôpital de sainte Marie des Teutoniques à Jérusalem sur les territoires de la Pologne d'aujourd'hui.
Ces parchemins se trouvent, selon Varsovie, aux archives de la Fondation culturelle de Prusse à Berlin-Dahlem.
Fondé en 1190 lors de la troisième croisade en Terre Sainte, l'Ordre des chevaliers teutoniques fut appelé en aide par le duc Conrad de Mazovie pour le soutenir dans sa lutte contre des populations païennes d'Europe orientale. L'ordre s'installa sur les territoires conquis de Prusse et de Livonie, et y établit sa capitale Malbork (Marienburg), dans le nord de la Pologne actuelle.
Sécularisée au XVIe siècle, la Prusse de l'Ordre-Etat teutonique devint le Duché de Prusse pour faire partie ensuite du Royaume de Prusse, de l'Empire allemand et du IIIe Reich, avant de disparaître à l'issue de la Seconde guerre mondiale, avec la dissolution de l'Etat prussien.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29855863@7-54,0.html
18:03 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Recovered Artworks Heading to Auction
February 22, 2007, The NY Times
By CAROL VOGEL
A year ago the settlement was hailed as one of the largest restitutions of art seized by the Nazis. Now about 170 old master paintings returned to the heirs of Jacques Goudstikker, a prominent Dutch dealer who fled Amsterdam in 1940, are to be offered at Christie’s in three sales, beginning in April in New York. The auction house says the paintings, many on view in Dutch museums and government buildings since the 1950s, could fetch from $22 million to $35 million.
“It was a hard decision,” said Marei von Saher, the widow of Edward, the only son of Desirée and Jacques Goudstikker. “I was in Holland a few days ago and saw the paintings for the first time. Some hit my heart right away. It was overwhelming.”
Among the stars in the April sale are “Ferry Boat With Cattle on the River Vecht Near Nijenrode,” a Salomon van Ruysdael landscape with a luminous blue sky, estimated at $3 million to $5 million. A work by the great Haarlem portrait painter Johannes Cornelisz Verspronck is expected to fetch $700,000 to $1 million.
While the heirs — Mrs. von Saher of Greenwich, Conn., and her two daughters, Charlène and Chantal — finalize exactly how many paintings Christie’s will auction, they are also working with Peter C. Sutton, an expert on Dutch old master paintings and the director of the Bruce Museum in Greenwich, to organize an international traveling exhibition.
Which museums will take the show has yet to be determined, but it will include paintings that the family is not, for now at least, selling — including works by Jan Steen, van Ruysdael and Jan van der Heyden.
“We are hoping this show will symbolize his connoisseurship as a dealer,” Mrs. von Saher said of her father-in-law. “People have forgotten him. We want the public to recognize his legacy.”
Even more important, her daughter Charlène said, the traveling exhibition would tell the world “about a historical injustice put right.”
The story of Jacques Goudstikker — and his heirs’ eight-year legal battle to wrest some of his paintings from the Dutch government — is a complex tale of scholarship and tenacity. Mr. Goudstikker, his wife and their son fled the Netherlands on May 14, 1940, as Amsterdam was invaded by the Nazis, leaving behind his gallery business and some 1,400 artworks.
A second-generation art dealer, Mr. Goudstikker was unable to take any of his prized paintings with him, but he did carry a small black notebook containing meticulous records of more than 1,000 works in his inventory. That notebook, which his wife retrieved after he died in a fall on the blacked-out freighter carrying them to safety, became crucial decades later when his widow and son began searching for the collection.
At one point many of the best works were owned by Hermann Göring. After the war, nearly 300 paintings from the Goudstikker collection were returned by the Allies to the Dutch and, despite the family’s protests, placed in the national collections. But in February 2006 the Dutch government agreed to return 202 paintings it had recovered after the war.
Hundreds of works are still missing. “We have researchers working round the clock,” said Lawrence M. Kaye of the New York law firm Herrick, Feinstein, who represents Mrs. von Saher and her daughters. “So far we recovered over 30 works, including a Degas drawing.”
News of the three auctions comes just a week after a Dutch court granted Mrs. von Saher permission to ship the 202 paintings from the Netherlands to the United States. Roelof van Holthe tot Echten, a lawyer, had asked the courts to block the release of the art until he was paid the fee he claims for helping to recover the art. The judge, however, ordered Mrs. von Saher to put down a $10.4 million bank guarantee as a security deposit until the lawyer’s fee is settled by the court.
Asked if Christie’s was advancing her the $10.4 million, Mr. Kaye replied: “Clearly she’s getting the money from somewhere. I can’t discuss her financial arrangement with Christie’s.”
Mr. Goudstikker, who was 42 when he died, had produced shows with lavishly illustrated catalogs of art by Vermeer, Rembrandt, Velázquez, Goya, Rubens and Hieronymus Bosch.
“He was a very international dealer who sort of styled himself as the Dutch Duveen,” said Nicholas Hall, an international director of Christie’s old master paintings department, referring to the renowned art dealer Joseph Duveen, from the early 20th century. “He had sophisticated and wide-ranging taste and dealt in everything from early Italian paintings to 17th- and 18th-century French and Italian works.”
Mr. Goudstikker placed paintings in museums throughout Europe, Mr. Hall added, and also sold to institutions and collectors in the United States, including the Metropolitan Museum of Art and Samuel H. Kress, the department store owner who was an early donor to the National Gallery of Art in Washington.
It was Mr. Hall who helped the family decide which paintings to auction at Christie’s. There are many works by the same artists — six by van Ruysdael, four by Jan van Goyen, six by David Teniers the Younger — so to avoid saturating the market, Christie’s recommended three separate sales. The first is April 19 in New York; the next, July 5 in London; and the third, in November in Amsterdam.
“There are paintings that have great historical significance that would resonate better in Europe,” Mr. Hall said. A five-panel altarpiece from the 1520s, “The Last Supper,” by the Dutch painter Jacob Oostsanen, will go to auction in London because early Dutch painting is more appreciated in Europe, he said.
Other works, especially less religious subjects like landscapes, still lifes and portraits, appeal more to American taste. “Wooded Landscape With a Cottage” by the 17th-century Dutch painter Philips Koninck is one of the stars in the April sale.
“There have only been two works by Koninck to come to auction in the last 20 years,” Mr. Hall said, noting its estimate of $1.5 million to $2 million.
Winning the property was a highly competitive effort; for weeks before Christie’s confirmed it had won, there had been rumors that the sale was going to Sotheby’s. Asked how the family decided, Mrs. von Saher would say only, “It was a business decision we made as a group.”
Christie’s has handled several celebrated restitution properties. Last year it negotiated the sale of the five Klimt paintings relinquished by Austria after a long legal battle, selling four at auction in May and helping arrange the $135 million sale of the fifth, “Adele Bloch-Bauer I,” to Ronald S. Lauder for his Neue Galerie in New York. A year after the Austrian government returned some 250 works to the Viennese branch of the Rothschild family in 1998, Christie’s auctioned more than 200 of them for nearly $90 million at a landmark sale in London.
Mrs. von Saher never knew her father-in-law, and her husband was not yet 3 when his father died. But she said that in 1946 her mother-in-law returned to the Netherlands and went back to the gallery.
“Everything was gone,” Mrs. von Saher said. “But a person from the gallery came out with a big blanket under his arm and in it was a painting of two young girls by Berthe Morisot.”
That painting now hangs in her Greenwich home, Mrs. von Saher said, and is one of her favorite possessions.
http://www.nytimes.com/2007/02/22/arts/design/22heir.html?_r=1&ref=arts&oref=slogin
17:50 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 février 2007
Orsay fermé, le Louvre toujours gratuit
NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 16:29
Les gardiens de musées poursuivent leur mouvement entamé la semaine dernière. Ils doivent être reçus cet après-midi par un conseiller du ministre de la Culture.
Le musée du Louvre. (AP)
Le musée d'Orsay est à nouveau fermé, et l'accès au Louvre gratuit, en raison de la grève des gardiens de musée lancée le 8 février, qui se prolonge vendredi 16 février. Le musée d'Orsay, déjà fermé mercredi, avait partiellement ouvert jeudi 15 février. L'entrée du Louvre est quand à elle gratuite depuis mercredi, les grévistes bloquant l'accès aux caisses, selon les syndicats et la direction du musée. 47 gardiens du musée du Louvre - 50 selon la direction - sont en grève, et leurs collègues travaillent pour la plupart en sous-effectif dans les salles.
Revalorisation
Les grévistes dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail liées aux sous-effectifs et réclament la revalorisation d'une prime mensuelle, d'actuellement environ 100 euros, à 150 euros pour les agents de surveillance qui restent postés dans les salles d'exposition.
Selon Sud, les gardiens de musée gagnent entre 1.100 et 1.400 euros par mois, en fonction de leur ancienneté. Le mouvement, appuyé par SUD, FO et la CFDT, a jusqu'ici affecté essentiellement les musées parisiens -Louvre, Orsay mais aussi Guimet- et a également touché Versailles et Fontainebleau, selon SUD Culture.
Les gardiens de musée doivent être reçus vendredi 16 février dans l'après-midi par un conseiller social du cabinet du ministre de la culture, d'après le syndicat SUD.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20070216.OBS2883/orsay_fermele_louvre_toujours_gratuit.html
10:08 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Grandes manoeuvres pour conserver en France un tableau de Poussin
LE MONDE | 16.02.07 | 14h45 • Mis à jour le 16.02.07 | 14h46
Nicolas Poussin : "La Fuite en Egypte", 1657 ou 1658. Huile sur toile, 97 x 133 cm. Collection particulière.
D.R.
La Fuite en Egypte va-t-elle rester en France ? Sera-t-elle rachetée par un musée français ? Depuis quelques jours, le tableau de Nicolas Poussin (1594-1665), le plus grand peintre français du XVIIe siècle, est au centre d'une intense agitation au sein des institutions françaises. Le Musée des beaux-arts de Lyon, qui ne possède aucune oeuvre du peintre, et le Louvre, qui en expose trente-huit, s'apprêtent à faire une proposition conjointe aux propriétaires du tableau. Elle pourrait permettre de sortir d'un long blocage. A condition d'approcher le prix demandé par les propriétaires, autour de 15 millions d'euros.
Apparemment, les institutions françaises ne sont pas dans une situation très favorable. Classée trésor national, l'oeuvre s'est, à ce titre, vu délivrer en août 2004 une interdiction de sortie du territoire de trente mois. La loi prévoit qu'au-delà de cette période, si l'oeuvre n'a pas été achetée par l'Etat, le ministère de la culture devra autoriser son exportation. Le tableau pourrait alors être vendu à Londres ou à New York, par exemple.
L'interdiction de sortie de La Fuite en Egypte est levée depuis le 11 février. L'Etat ne peut donc plus s'opposer à son départ. "Mais il a un délai de quatre mois pour donner le certificat de sortie, précise William Bourdon, l'avocat des vendeurs. Il est encore temps de faire une offre. Mais le temps presse."
Patrice Beghain, adjoint au maire de Lyon chargé de la culture, reste attentif, puisque le musée de la ville est sur les rangs. "Un certain nombre d'entreprises lyonnaises sont prêtes à faire un geste de mécénat, explique-t-il. La ville et la région Rhône-Alpes aussi. Reste à savoir combien notre partenaire parisien, le Louvre, est prêt à mettre sur la table. Et de quelle somme le ministère de la culture peut disposer." Les entreprises lyonnaises auraient déjà rassemblé un peu moins de 4 millions d'euros. La ville pourrait ajouter 1 million et la région autant. On reste loin du compte.
Me Bourdon souligne que "les propriétaires seraient heureux que le tableau rejoigne les collections françaises. Cela dépend de la capacité des institutions françaises à offrir un prix à la hauteur d'une oeuvre exceptionnelle". Il refuse de donner un prix minimum mais indique : "Un Rembrandt de bien moins bonne qualité et en bien moins bon état a été vendu 20 millions d'euros à New York la semaine dernière."
Pourquoi avoir attendu trente mois pour présenter une offre ? En réalité, l'affaire est engagée depuis le début. Mais le Musée des beaux-arts de Lyon a caressé l'espoir de la boucler seul. Il avait même convaincu une importante entreprise de prendre en charge une part significative du prix du tableau. Cet éventuel mécène a fait faux bond, il a fallu se tourner vers d'autres pistes. Et donc demander au Louvre de se joindre à l'opération pour bénéficier de sa puissance de frappe et de son savoir-faire.
AVENTURES ET CONTROVERSES
Mais le musée parisien, comme la direction des musées de France, sont confrontés à une difficulté : le montage envisagé croise financements privés et publics, fonds de l'Etat et des collectivités locales. "Cette opération est une première, explique Henri Loyrette, président du Louvre. Mais l'important c'est de retenir le tableau." Les acteurs du dossier ont bon espoir d'y parvenir.
Car ce Poussin est jugé "important". La Fuite en Egypte est une toile de taille réduite (133 cm × 97 cm) peinte sept ans avant la mort du peintre. "Elle exprime la sensibilité folle d'un homme âgé, au sommet de son talent", affirme Vincent Pomarède, responsable du département des peintures du Louvre. De plus, "le premier collectionneur de La Fuite en Egypte a été un soyeux lyonnais, Jacques Serisier", souligne Sylvie Ramond, la directrice du musée de Lyon.
Ce tableau qui a ressurgi il y a vingt ans n'en est pas à sa première aventure. Il a fait l'objet d'une longue controverse à partir de 1986. Considéré comme étant "de l'entourage de Poussin", il est, lors d'une vente à Versailles, mis à prix à 80 000 francs (12 300 euros) et acheté 1,6 million de francs (247 000 euros) par des marchands parisiens, les frères Pardo. Après nettoyage, il est exposé et publié dans la revue Apollo.
C'est alors que les polémiques se déclenchent. Il existe en effet deux autres versions de La Fuite en Egypte, dont l'une appartient à la collection américaine Johnson. Les spécialistes et historiens d'art se déchirent : quelle est la première version et quelle est la réplique ? Du coup, les anciens propriétaires, estimant qu'ils ont été lésés lors de la vente aux enchères, réclament un tableau qu'une décision de justice leur rendra au terme d'une longue procédure.
Il est aujourd'hui admis que cette version (dite "au voyageur couché") est l'originale. Si elle reste en France, La Fuite en Egypte pourrait, après un bref séjour parisien au Louvre, gagner Lyon.
Emmanuel de Roux et Nathaniel Herzberg
Article paru dans l'édition du 17.02.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-868313,0.html?xtor=RSS-3208
10:05 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note