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30 septembre 2006
Un budget en hausse de 7,8 % selon le ministère
LE MONDE | 28.09.06 | 15h48 • Mis à jour le 28.09.06 | 15h48
Quelle que soit leur étiquette politique, les ministres de la culture annoncent, à l'orée de l'automne, une augmentation de leur budget. L'exercice est parfois acrobatique. Le 27 septembre, dans les salons de la Rue de Valois, Renaud Donnedieu de Vabres n'a pas dérogé à la règle en se félicitant de son "bon budget". Avec un total affiché de 3,2 milliards d'euros, "les moyens du ministère de la culture progressent à périmètre constant de 7,8 % avec les nouvelles taxes affectées, a-t-il indiqué. C'est un effort considérable, jamais atteint en termes de progression et de niveau. Et c'est un effort pérenne."
Le ministre de la culture s'est fixé trois priorités. La première concerne d'abord les Monuments historiques, il est vrai particulièrement sinistrés. En 2007, plus de 380 millions d'euros seront consacrés à la restauration et à l'entretien du patrimoine monumental. Comme l'avait d'ailleurs annoncé le premier ministre Dominique de Villepin à Amiens (Le Monde du 16 septembre), ce secteur bénéficiera de l'affectation du produit des droits de mutation à titre onéreux.
SPECTACLE VIVANT, SECTEUR REMUANT
La deuxième priorité portera sur le livre et la lecture, là aussi étayés par des ressources extra-budgétaires. La réforme de la taxe sur la reprographie affectée au Centre national du livre, jusqu'alors limitée aux seuls photocopieurs, permet de l'élargir aux imprimantes et aux télécopieurs. Elle passera ainsi de 21 à 35 millions d'euros. Les aides aux éditeurs, aux libraires et aux bibliothèques étrangères devraient donc augmenter significativement. Mais surtout, la réfection de la Bibliothèque nationale de France-Richelieu, en panne depuis plusieurs années, va démarrer. Ainsi que le programme de numérisation des fonds (100 000 volumes par an en 2007) de la future bibliothèque numérique européenne qui doit faire pièce au projet Google.
Troisième priorité, le spectacle vivant est en hausse de 3 %. Il est vrai que c'est le secteur le plus remuant de la Rue de Valois. Et que le problème des intermittents, "chantier déterminant pour organiser l'emploi dans le spectacle", selon le ministre, n'est pas résolu. 5 millions d'euros sont inscrits dans le budget de la culture 2007 pour abonder le fonds de professionnalisation et de solidarité, "dès lors que les nouvelles annexes auront été mises en place". Les enseignements relevant du ministère sont moins bien lotis avec une augmentation de 1,3 % (219,5 millions d'euros).
Mais la progression annoncée du budget de la culture ressemble un peu à la fameuse course-poursuite entre le boulet et la cuirasse - on augmente sans cesse la force de cette dernière pour pallier les progrès du premier. En dehors des investissements, les nouveaux chantiers de la Rue de Valois se traduisent, à terme, par des charges nouvelles. Le ministre s'est félicité de l'ouverture ou la réouverture, en 2006, des musées du quai Branly, des Arts décoratifs, de l'Orangerie à Paris et du musée Granet à Aix-en-Provence. Il a annoncé celle du musée Fabre à Montpellier pour 2007 et le lancement du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille, du Louvre à Lens, du Centre Pompidou à Metz, de l'auditorium de La Villette et des Archives à Pierrefitte. Institutions qui demanderont, demain, des moyens supplémentaires pour fonctionner.
Emmanuel de Roux
Article paru dans l'édition du 29.09.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-817772@51-813267,0.html
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Le discret projet de fondation d'art de Bernard Arnault
LE MONDE | 18.07.05 | 13h49 • Mis à jour le 30.09.06 | 14h18
Une fondation d'art contemporain peut en cacher une autre. Tous les regards se sont braqués sur le projet de François Pinault sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt, et sur son abandon au profit du Palazzo Grassi de Venise. Mais M. Pinault n'est pas le seul à caresser des rêves de fondation. Bernard Arnault, son grand rival dans l'industrie du luxe et le négoce de l'art, constitue lui aussi une collection d'oeuvres et souhaite pouvoir la montrer.
D'après nos informations, entre le printemps 2004 et le printemps 2005, le patron du groupe LVMH, désormais l'homme le plus riche de France d'après le classement de l'hebdomadaire Challenges, a mené un projet aussi discret qu'ambitieux à quelques kilomètres au nord de l'île Seguin, dans le Jardin d'acclimatation. La gestion de ce parc de 20 hectares, à la lisière nord du bois de Boulogne, est tombée dans l'escarcelle de M. Arnault lorsque celui-ci a racheté l'empire Boussac en 1984. Propriété de la Ville de Paris, le Jardin d'acclimatation est confié à LVMH par le biais d'une concession renouvelée pour vingt ans en 1995.
Au printemps 2004, voyant le projet Pinault progresser sur l'île Seguin, M. Arnault charge deux de ses conseillers, Jean-Paul Claverie, responsable du mécénat chez LVMH, et Hervé Mikaelof, qui occupe les mêmes fonctions à la Caisse des dépôts, de réfléchir à la création d'une fondation d'art dans le jardin. Les deux hommes demandent alors à l'architecte Patrick Bouchain, bon connaisseur du monde artistique et des rénovations culturelles, d'imaginer un projet.
Créé sous Napoléon III pour présenter l'"acclimatation" des espèces exotiques (y compris humaines !) sous nos cieux, le jardin mêle aujourd'hui ferme pédagogique et manèges, théâtre et poney club, restaurant et bac à sable. Les nombreux bâtiments se dégradent, le bowling est désaffecté, le Musée national des arts et traditions populaires (ATP) doit fermer cet automne. Malgré les efforts accomplis depuis dix ans, la fréquentation a beaucoup baissé, le jardin n'a pas d'identité claire : il n'est ni zoo, ni base de loisirs, ni fête foraine...
Grâce à la fondation, Patrick Bouchain entend redonner une image au parc, sur le thème de l'art contemporain. A la demande de LVMH, il s'associe au paysagiste belge Jacques Wirtz, jardinier personnel de M. Arnault.
La proposition de l'architecte, pour un montant total de travaux de 175 millions d'euros hors taxes, consiste à conserver des animations foraines au nord, édifier le bâtiment de la fondation à l'emplacement de l'ancien bowling au sud et le relier à la belle volière par une vaste pelouse, tracer dans le bois de grandes prairies triangulaires et partager le reste des bâtiments entre démolitions et restaurations.
Enfin, confier les attractions à des artistes, chargés de concevoir des créations monumentales en liaison avec la rivière enchantée, le palais des glaces ou le petit train. Douze créateurs donnent leur accord de principe pour ce "jardin de sculptures" : Daniel Buren, Dan Graham, Michael Heizer, Damien Hirst, Anish Kapoor, Tadashi Kawamata, Jeff Koons, Claude Lévêque, Claes Oldenburg, Richard Serra, James Turell et Xavier Veilhan.
LE DOSSIER SAMARITAINE
Pour le bâtiment de la fondation, les stars internationales sont de mise. M. Pinault avait recruté l'architecte japonais Tadao Ando. Selon un proche du dossier, M. Arnault, lui, a approché l'Américain Frank Gehry. Il est demandé à l'auteur du Musée Guggenheim de Bilbao de livrer des formes un peu moins complexes. Et de respecter le gabarit du musée des ATP et des immeubles du boulevard Maurice-Barrès voisin : 25 mètres de haut. Le bâtiment doit totaliser 600 m2, dont 400 m2 de salles d'exposition. En mars, le maître du déconstructivisme rend sa copie : un empilement de boîtes colorées, recouvertes d'une structure organique en verre.
Depuis, la machine s'est enrayée. Après une demi-douzaine de rendez-vous en un an, Patrick Bouchain est informé que sa mission est terminée. Le projet de fondation semble enterré. Que s'est-il passé ? Le désengagement de M. Pinault de son projet de l'île Seguin, confirmé dans Le Monde du 10 mai, a peut-être conduit M. Arnault à revoir ses priorités.
Il est possible aussi qu'un autre chantier de LVMH, celui de la Samaritaine, ait interféré dans le dossier. En effet, pour mener à bien le chantier envisagé au Jardin d'acclimatation, M. Arnault a besoin d'un précieux sésame : le permis de construire délivré par la Ville de Paris. Un permis difficile à obtenir dans le site protégé d'un parc, alors même que le bâtiment des ATP cherche une affectation. Or LVMH est en délicatesse avec la municipalité à propos de la Samaritaine, fermée depuis le 15 juin pour des raisons de sécurité.
La Ville de Paris, qui a exigé ces travaux, a modifié le plan local d'urbanisme en juin pour contraindre LVMH à conserver au magasin sa vocation commerciale. La rumeur a en effet prêté à M. Arnault l'intention de transformer les bâtiments de Jourdain et Sauvage en hôtel de luxe, en bureaux, voire en... fondation d'art contemporain. Idéalement située entre le Louvre et le Centre Pompidou, la fondation pourrait alors être associée aux moyennes surfaces de luxe du groupe, comme Kenzo et Sephora.
LVMH pourrait chercher à négocier avec la Ville sur les deux tableaux, le Jardin d'acclimatation et la Samaritaine, faisant des concessions sur un dossier pour en obtenir sur l'autre. Les responsables de LVMH n'ont pas souhaité répondre aux questions du Monde.
Grégoire Allix
Article paru dans l'édition du 19.07.05
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-673418@51-818715,0.html
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Pinault, Arnault : d'une fondation l'autre
LE MONDE | 30.09.06 | 14h25 • Mis à jour le 30.09.06 | 14h28
Une grande fondation pour l'art contemporain à Paris : François Pinault a renoncé en mai 2005 à créer la sienne sur l'île Seguin ; Bernard Arnault, son grand rival dans l'industrie du luxe et l'acquisition d'art, semble en passe de réaliser la sienne dans le bois de Boulogne. La presse est conviée, lundi 2 octobre, à une mystérieuse conférence de presse au siège du groupe LVMH, avenue Montaigne, dans le 16e arrondissement de Paris. Selon nos informations, le PDG du groupe de luxe et grand collectionneur d'art, entouré par rien de moins que le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, devrait annoncer la création d'une ambitieuse "Fondation Louis-Vuitton pour la création".
Celle-ci prendrait place dans le Jardin d'acclimatation du bois de Boulogne, dans un bâtiment imaginé par le prestigieux architecte américain Frank Gehry, l'auteur du musée Guggenheim de Bilbao. Des informations déjà révélées par Le Monde (le 19 juillet 2005), mais non confirmées par LVMH à l'époque.
La direction de cette nouvelle vitrine de l'art contemporain devrait être confiée à Suzanne Pagé. Celle-ci doit quitter à la fin de l'année la direction du Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Hasard du calendrier ? Quelques heures après sa prestation chez LVMH, le ministre de la culture remettra à Mme Pagé les insignes de commandeur dans l'ordre des Arts et Lettres. Avant, le lendemain, de décerner à l'architecte Frank Gehry celles de chevalier de la Légion d'honneur.
Si la Fondation Arnault suscite autant d'enthousiasme que l'abandon du projet Pinault sur l'île Seguin avait provoqué de déception, l'annonce de lundi promet de créer un bel événement. Les milieux culturels de toute obédience avaient sévèrement fustigé l'Etat et la Ville de Paris pour n'avoir pas réussi à garder en France la Fondation Pinault, partie s'installer au Palazzo Grassi de Venise en raison, selon M. Pinault, des délais trop longs et des obstacles administratifs rencontrés sur l'île Seguin.
C'est pourtant dans ce premier projet et dans la concurrence sans relâche entre M. Arnault et M. Pinault que la Fondation Louis-Vuitton trouve sa genèse. Confronté à l'accélération du projet de Fondation Pinault sur l'île Seguin, Bernard Arnault avait chargé son équipe, dès le printemps 2004, de réfléchir à la possibilité d'implanter son propre équipement dans le Jardin d'acclimatation pour accueillir ses collections personnelles et des expositions temporaires.
Ce parc de 20 hectares, à la lisière nord du bois de Boulogne, est la propriété de la Ville de Paris, d'où la présence de M. Delanoë au siège de LVMH lundi. Mais la gestion du jardin est tombée dans l'escarcelle de M. Arnault en 1984, lorsque celui-ci a racheté l'empire Boussac. Sa concession a été renouvelée pour vingt ans en 1995. Le Jardin d'acclimatation accueille aujourd'hui les familles autour d'un mélange de ferme pédagogique et de manèges, de théâtre et de poney club, de restaurants et de bacs à sable.
Mais malgré les efforts accomplis depuis dix ans, la fréquentation baisse. Les nombreux bâtiments se dégradent, le Musée national des arts et traditions populaires (ATP) a fermé, le bowling est désaffecté. C'est à l'emplacement de ce dernier que pourrait être édifié le bâtiment de Frank Gehry pour la fondation.
Qu'y verra-t-on ? La collection de Bernard Arnault n'est, de l'avis des spécialistes, pas aussi consistante que celle de François Pinault, même si le siège de LVMH et l'espace Louis-Vuitton des Champs-Elysées présentent de beaux spécimens d'art contemporain (Yves Klein, Matthew Barney, Doug Aitken...).
M. Arnault, dont le premier achat important fut un tableau de Monet, acquis à New York au début des années 1980, admet avoir mis vingt ans pour passer de l'impressionnisme à un art plus contemporain. Ainsi, en novembre 2001, il achète chez Sotheby's, à New York, un tableau abstrait géométrique, Bleu, blanc et rouge, de l'Américain Ellsworth Kelly, pour la somme record de 1,43 million de dollars.
On lui prête en mai 2004 l'achat, pour 2,1 millions de dollars, de La Ballade de Trotski, un cheval empaillé et suspendu au plafond par la vedette italienne Maurizio Cattelan. Les mauvaises langues prétendent que pour faire grimper l'enchère, un employé rusé de la maison de vente a glissé à qui de droit que François Pinault s'intéressait à l'oeuvre.
Car la rivalité des deux hommes d'affaires français est en passe de devenir légendaire et de rejoindre au panthéon du marché de l'art celle qui jadis opposa les armateurs grecs Niarchos et Onassis, pour le plus grand bonheur des marchands de tout poil. Ainsi, après que François Pinault eut acquis la maison de vente Christie's en 1998, Bernard Arnault réplique en achetant le troisième couteau des maisons de vente, Phillips. Et place a sa tête un génie des enchères, le Suisse Simon de Pury. Lequel réussit à dépasser Christie's sur le chiffre d'affaires du très convoité marché de la peinture impressionniste et moderne. Suit une prise de participation dans le site Internet de cotation Artprice.com, le rachat de l'étude du commissaire-priseur Tajan et de la revue Connaissance des arts.
Mais les ventes de prestige coûtent parfois plus qu'elles ne rapportent. Phillips abuse du système des garanties, qui assure au vendeur un revenu plancher. Les frais énormes ont fini par peser sur les comptes du groupe. A partir de 2002, Bernard Arnault se désengage donc progressivement de toutes ses activités liées au marché de l'art.
Pendant ce temps, Christie's caracole en tête des ventes, et François Pinault, renonçant à l'île Seguin, montre, au printemps 2006, le dixième de sa collection, considérée par les spécialistes comme une des dix meilleures du monde en art contemporain, au Palazzo Grassi (Le Monde du 29 avril). Un nouveau volet doit y être inauguré en novembre, et la collection d'art vidéo de M. Pinault doit être exposée en 2008 à Lille.
Bernard Arnault, lui, s'était, ces dernières années, fait discret. Il disait préférer se livrer au mécénat. Depuis 1990, LVMH agit dans le domaine culturel et patrimonial en contribuant à la restauration de monuments (l'Opéra, les jardins du Palais-Royal, sept salles du château de Versailles) et au financement de grandes expositions : "Notre engagement est dans le mécénat, disait-il. Mais la fondation est possible, si une opportunité se présente. C'est un projet que l'on caresse depuis une dizaine d'années. Si on fait quelque chose, ce doit être dans la ligne de ce qu'on a déjà entrepris, en particulier au niveau architectural." C'est en passe d'être fait.
Le nouveau bâtiment sera relativement modeste, 6 000 m2 de planchers. "Mais, dit un collaborateur proche de Bernard Arnault, à vouloir construire trop grand, on finit par ne rien faire du tout..." Une allusion transparente à l'échec du rêve de François Pinault pour l'île Seguin, qui démontre, si besoin était, que la vieille rivalité a encore de beaux jours devant elle.
Grégoire Allix et Harry Bellet
Article paru dans l'édition du 01.10.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-818496@51-818715,0.html
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Lowry paintings stolen in gallery raid
Martin Wainwright
Friday September 29, 2006
Guardian Unlimited
Three valuable paintings by the "stick men" artist LS Lowry were stolen last night from a commercial art gallery, within a week of its opening at a new, top of the range outlet in the north of England.
Three men in stocking masks used a drain cover to smash plate glass windows at the Clark Gallery in Hale, close to the north Cheshire "money belt", and then tore the paintings and 12 others off the walls.
Two works by the northern naive artist Helen Bradley were among the haul which Greater Manchester police said today was valued at more than £300,000. Other works stolen in the 1am raid include Red Wedge by Sir Terry Frost and landscapes of the Lake District and north-west.
The gallery's owner Bill Clark, who expanded this month to the north from his main shop in London's New Bond Street, said that the raiders had clearly targeted the most valuable paintings rather than smash-and-grabbing the easiest to remove. The biggest Lowry, an oil painting entitled Two Women and Children, had already been bought by a private client for £115,000 on the gallery's opening night and Mr Clark said: "I could have sold it three times over."
He and detectives are convinced that the paintings have either been stolen to order or for sale on the underground market in "investment art". Mr Clark who is offering a £25,000 reward for the paintings' recovery and the conviction of the thieves said: "They are not the sort of things you could sell at an auction. I don't know what the mentality of these people is. They'd be spotted straight away.
"They are so well known in the art world. The Lowry oil is a beautiful piece, and very well known. It simply could not be sold. The minute it turned up at auction it would be seized. All of the others are very distinctive too."
The other stolen Lowrys are an Industrial Scene and Industrial Scene With Figures, while the Bradleys include the memorably titled Floating With Great Aunt Jane In The Void. The thieves disappeared within a few minutes in a dark-coloured Saab but police have been given rough descriptions by late-night passers-by.
Detective Constable Neil Rothwell of Greater Manchester CID said the men were aged between 18 and 23, ranged from 5ft 9ins to 6ft in height and were of athletic build. They wore masks and dark-coloured clothes.
He said: "We are keen to speak to anyone who may have any further information about the whereabouts of these paintings. They are all extremely distinctive and I appeal to anyone with any further information about this incident, or who may have been offered the paintings to buy."
Mr Clark is checking back through the guest list for the gallery's champagne opening night, when more than 200 people viewed the 50-odd paintings in the debut Best of British exhibition. He said: "Some people saw the robbers, and it sounds like they were quite a slick outfit. They obviously knew which pictures to take and had probably been keeping an eye on the gallery.
"This was a show of everything I've got - it took me a long time to put the collection together. It's really devastating to have this happen after one week's trading. The north has always needed a high-quality gallery selling investment art by major British artists and the response to our opening Best Of British show has been fantastic up to now."
Hazel Blears, the Labour party chair whose Salford constituency covers much of "Lowryland" appealed to thieves to return the haul. The MP, a Lowry enthusiast and patron of Salford's Lowry centre, said: "This is a tragedy and these paintings must be returned to their rightful home in the north."
The full list of stolen paintings
Floating With Great Aunt Jane In The Void (1973), by Helen Bradley (1900-1979)
The Last Of The Sun In The Grange In Barrowdale (1960), by Helen Bradley (1900-1979)
St Annes Square, by Arthur Delaney (1927-1987)
Still Life With Fruit And Wine, by Mary Fedden (1915-)
Red Wedge (1959), by Terry Frost (1915-2003)
Fishing Boats, by Alan Lowndes (1921-1978)
Industrial Scene, Industrial Scene With Figures (1949), and Two Women And Children (1950), by LS Lowry (1887-1976)
Collioure, and Table Top by Donald Mcintyre (1923-)
Brighton Beach, and Carousels, Brighton by Fred Yates (1922-)
http://arts.guardian.co.uk/arttheft/story/0,,1884180,00.html
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28 septembre 2006
Boston Art Museum Returns 13 Disputed Antiquities to Italy
By Vernon Silver
Sept. 28 (Bloomberg) -- Boston's Museum of Fine Arts surrendered 13 works of ancient art to Italy today after hearing evidence from officials in Rome that the antiquities had been looted from archaeological sites around the country.
The trove includes a marble statue of the Roman empress Sabina that towers over 6 1/2 feet, 11 vases dating back 2,500 years and a carved marble stand depicting Greek gods.
The agreement is part of a broader effort by Italy to repatriate looted antiquities from foreign museums and prevent further pillaging of ancient sites. New York's Metropolitan Museum of Art handed ownership of 21 antiquities to Italy in February, and the Los Angeles-based J. Paul Getty Museum has agreed in principle to relinquish antiquities to Italy.
``When we acquired these objects, we acquired them in good faith,'' Museum of Fine Arts Director Malcolm Rogers said at a handover ceremony in Rome. ``More evidence has come to light.''
Italian government negotiators have presented U.S. museums with evidence gathered for a series of antiquities trials. Police found photos of the Sabina statue, seemingly covered with a layer of dirt, in a 1995 raid on the Geneva warehouse of Roman art dealer Giacomo Medici, who is appealing a December 2004 smuggling conviction.
Rogers wouldn't say whether the museum had determined that the antiquities had been looted or what evidence he'd seen.
``We determined that the proper home for these objects was Italy,'' he said.
In return, Italy will loan ``significant works'' to the Museum of Fine Arts, and the museum and Italian government will cooperate on scholarship, conservation and archaeological investigation, according to the agreement.
Statue Unveiled
Italian Deputy Prime Minister Francesco Rutelli, who is also minister of culture, said he would bring such a loan -- as yet unnamed -- with him to Boston in November.
At the ceremony in the Ministry of Culture, Rutelli pulled a white sheet off the Sabina statue, revealing it to a phalanx of TV cameras. The other objects stood on a nearby table.
They will all go on public display for a week, starting Oct. 10, at the Museo Nazionale Romano di Palazzo Massimo alle Terme in Rome. The government then plans to distribute the works to museums in the territories where they are believed to have been illegally excavated.
The Getty's former antiquities curator, Marion True, is on trial in Rome for conspiracy and handling looted antiquities. She denies the charges. Some of the objects returned today came through True's co-defendant, Paris- and New York-based dealer Robert Hecht, who denies charges that he sold stolen art.
The Boston museum initiated the talks with Italy after Bloomberg News reported on Oct. 31, 2005, that at least 22 items from the museum's collection were named in the Rome antiquities trials as being looted or coming from smugglers.
Rogers said there were no plans for the museum to return more.
To contact the reporter on this story: Vernon Silver in Rome vtsilver@bloomberg.net .
Last Updated: September 28, 2006 13:48 EDT
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601088&sid=aDmHaY.X8Xys&refer=muse
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25 septembre 2006
La culture vend son patrimoine
LE MONDE | 25.09.06 | 16h23 • Mis à jour le 25.09.06 | 16h23, Le Monde
Le ministère de la culture est sommé de céder de nouvelles pépites immobilières à Paris. L'annonce est parue sur une pleine page dans les journaux : trois monuments historiques, les hôtels particuliers de Vigny et de Croisilles (3e arrondissement), et celui de Kinsky, rue Saint-Dominique (7e arrondissement), sont à vendre au plus offrant. La date limite de dépôt des offres est fixée au 8 novembre. Des visites sont d'ores et déjà organisées. Seul problème : ces beaux bâtiments avec cours et jardins sont occupés par des services du ministère de la culture, qui n'avaient pas du tout prévu de les quitter et pour lesquels les solutions de relogement sont incertaines.
Sont ainsi priés de faire leurs cartons la direction de la musique, de la danse, du théâtre et du spectacle (DMDTS) ; la précieuse Médiathèque du patrimoine, qui conserve un riche fonds d'archives et de documentation sur les monuments historiques ; la Fondation du patrimoine ; l'Association Jacques-Henri Lartigue, qui gère la donation et donc l'oeuvre du photographe.
"Notre principale inquiétude concerne la Médiathèque du patrimoine, indique Georges Mouradian, membre de la direction nationale de la CGT-Culture. Il faut éviter la dispersion du fonds. Or on sait qu'il sera difficile de trouver dans Paris un bâtiment qui réponde à la fois aux normes d'accueil du public et aux normes de conservation des archives. Et si elle s'éloigne trop en périphérie, la médiathèque sera moins accessible au public."
RELOGER DANS PARIS
Pourquoi cette précipitation ? Imposée par un amendement surprise de la commission des finances lors du vote à l'Assemblée nationale, en décembre 2005, de la loi de finances 2006, la décision de vendre ces hôtels a pris le ministère de la culture au dépourvu. Ce dernier a regroupé une bonne partie de ses services dans son nouveau siège des Bons-Enfants, près du Louvre, en janvier 2005, mettant fin à de nombreuses locations et vendant quelques biens. Tout en conservant quelques jolies propriétés. Notamment les 3 000 m2 de l'hôtel Kinsky (XVIIIe siècle), dont les occupants devaient à l'origine rejoindre les Bons-Enfants, et les 3 800 m2 des hôtels de Vigny et de Croisilles (fin du XVIIe siècle).
Ces vieux hôtels particuliers n'offrent pas un cadre satisfaisant aux agents et aux visiteurs, estime-t-on au ministère des finances comme à celui de la culture. Ce dernier tente toutefois de rassurer son personnel : "Il n'est pas question de diviser la Médiathèque du patrimoine ou de disperser son fonds, assure-t-on au cabinet du ministre. Nous étudions des pistes pour la reloger dans Paris ou, au maximum, à une station de métro du périphérique."
La DMDTS et la Fondation du patrimoine devraient rejoindre des bureaux proches de la Rue de Valois, sans doute dans les étages du Louvre des antiquaires, "à des prix bien inférieurs à ceux du marché". Reste la question Lartigue. "Selon les termes de la donation, nous devons avoir une salle d'exposition permanente et occuper un monument public parisien, explique la directrice, Martine d'Astier. Sinon, le legs pourrait être annulé."
En attendant de trouver un point de chute à tout le monde, les hôtels sont vendus occupés, avec l'engagement de les libérer au plus tard le 31 décembre 2008. Dans l'intervalle, l'Etat versera un loyer au nouveau propriétaire. Loyer auquel il faudra ajouter le coût du relogement des services. D'où une interrogation : l'opération va-t-elle vraiment permettre des économies ? "Il y aura un important bénéfice, prédit un conseiller du ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres. 85 % du montant de la vente nous revient. Grâce à cela, nous pourrons financer des opérations en faveur du patrimoine." Les 15 % restants viendront nourrir le désendettement de l'Etat.
Grégoire Allix
Article paru dans l'édition du 26.09.06
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-816588@51-812288,0.html
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19 septembre 2006
Les architectes des bâtiments de France protestent contre une réforme
AFP 19.09.06 | 18h27, Le Monde
Le syndicat SNATEAU, qui affirme regrouper 60% des quelque 200 architectes des bâtiments de France (ABF), proteste dans une lettre ouverte publiée mardi contre une projet de décret du ministère de la Culture qui "remet en cause" leurs services.
Dans cette lettre au ministre Renaud Donnedieu de Vabres, les ABF protestent contre "une remise en cause de l'existence même des services départementaux de l'architecture et du patrimoine" (SDAP) dont ils relèvent.
"Après un semblant de concertation", écrit le syndicat, le projet de réforme entend placer les ABF - qui rendent chaque année 400.000 avis sur les autorisations de travaux pour le compte de trois ministères, Culture, Equipement, Ecologie - sous la seule autorité du ministère de la Culture, au niveau régional des DRAC (Direction régionale des affaires culturelles).
Les ABF, aujourd'hui responsables de premier rang sous l'autorité des préfets, estiment que cette réforme remet en cause l'efficacité d'un travail "lié au terrain départemental, à vocation interministérielle".
Recrutés par concours national, ils protestent également contre le projet "de recruter des architectes et leur donner le titre d'ABF sur simple décision" du ministère.
Le SNATEAU, organisé dans l'UNSA (syndicats autonomes), qui devait être reçu mardi soir par le ministre, demande ainsi la "suspension du projet" et "l'ouverture de vraies négociations".
Les architectes des bâtiments de France sont des fonctionnaires qui, dans chaque département, donnent leurs avis sur les monuments historiques ou inscrits, les secteurs sauvegardés, les parcs naturels et ce qui leur est lié, les abords, les permis de démolition, les travaux de voieries, les panneaux publicitaires, etc.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-28228468@7-54,0.html
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Deux absents de taille
Par Vincent NOCE
QUOTIDIEN : Mardi 19 septembre 2006 - 06:00, Libération
L'antiquaire François Fabius qui avait rejoint la Biennale en 2004, est mor le 13 août, emporté à 62 ans par un cancer du poumon. Grand, d'une élégance dont il ne s'est jamais départi dans la maladie, parlant de sa mor avec flegme, François, avant de devenir antiquaire, avait été champion d France d'équitation et membre de l'équipe de France aux Jeux olympiques Frère de Laurent Fabius, il joua un rôle essentiel dans la redécouverte de l sculpture du XIXe siècle. En 1998, il avait perdu une centaine de sculpture animalières exceptionnelles de Barye dans un cambriolage dont les auteur ne sont toujours pas passés en procès, l'enquête ayant été longtemp bloquée. Comme son père, François aimait à se qualifier de «brocanteur sédentaire». Il avait en effet pris la suite de son père André, mais aussi de ses oncles et d'un grand-père Elie qui avait fondé cette dynastie d'antiquaires.
Pour la première fois, Maurice Ségoura ne participe pas non plus à la Biennale. A 73 ans, il a mis un terme à un demi-siècle d'activité, fermant sa galerie place François-Ier et confiant ses meubles précieux à Christie's, qui les mettra aux enchères dans un mois à New York. Fournisseur des plus grands collectionneurs privés dans le monde, il avait une place particulière parmi les grands antiquaires de Paris, de parrain bienveillant, acquise par ses talents de négociateur discret.
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La Biennale des antiquaires, grandeur et dépendances
Par Vincent NOCE
QUOTIDIEN : Mardi 19 septembre 2006 - 06:00, Libération
XXIIIe Biennale des antiquaires Grand Palais, Paris VIIIe. Jusqu'au 24 septembre. Tous les jours 11 h-23 h. Entrée : 15 €. Rens. : 01 44 51 74 74 ou www.biennaledesantiquaires.com
La Biennale des antiquaires, ce rendez-vous essentiel du marché de l'ar planétaire, vit un paradoxe. Jusqu'au 24 septembre, elle s'est réinstallé dans le cadre prestigieux du Grand Palais, qui a fait l'objet d'un restauration incomplète, après douze années de fermeture
La Biennale cultive sa différence avec sa grande rivale, l'austère foire hollandaise de Maastricht, en jouant sur le luxe. Champagne et petits fours, dîner de gala avec 1 200 personnalités en smoking et robe longue, décor confié à François-Joseph Graf, dîners de chefs comme Yannick Alléno et Thierry Marx... Avec cent onze exposants venus du monde entier, la Biennale accueille davantage d'antiquaires que lors des sessions précédentes, quand elle trouvait refuge au Carrousel du Louvre. Et pourtant, perdue comme une île dans cette nef que le décor empêche d'admirer, elle semble plus modeste.
Emplettes. C'est qu'en réalité, le Grand Palais est encore à moitié impraticable. Aucune infrastructure n'a été prévue pour accueillir ses manifestations, si bien que les organisateurs s'arrachent les cheveux. Sur les 7 000 m2, la Biennale n'a été autorisée à s'installer que sur 4 300 m2, les normes de sécurité en dessous des mezzanines ne pouvant être assurées sauf à coût délirant. Les stands ont dû être réduits en conséquence. Sur près de 300 candidats, près de 200 ont dû être refusés, ce qui est quand même signe de bonne santé. Organisateur de l'événement, dont les revenus lui rapportent un trésor de guerre, le syndicat national des antiquaires a déployé un gros effort de promotion aux Etats-Unis, ce qui a fait le succès des premiers jours de la foire, les collectionneurs américains étant venus en nombre faire leurs emplettes. La galerie Noortman aurait vendu dix-sept tableaux en trois jours.
La manifestation semble pourtant moins brillante que la précédente édition. Plusieurs absences de marque, Ségoura, Fabius, auquel la Biennale a été dédiée (lire ci-contre) ou Hopkins, contribuent à ce déficit. Ce dernier a préféré s'abstenir, n'ayant pu acquérir ces derniers mois des peintures à la hauteur de l'événement, tant aujourd'hui les ventes aux enchères captent l'essentiel de la clientèle fortunée que se disputent les marchands d'art.
Effort de décoration. Ces absences sont pourtant compensées par la venue du plus important marchand de sculptures du monde, Daniel Katz, arrivé de Londres avec un buste en bronze issu de la collection François Coty de Rousseau par Houdon, ou de la galerie d'antiquité Phoenix, qui a fait venir de Genève un buste hellénistique d'Hermès digne d'un musée. Quelques rares stands ont fait un effort de décoration, tel Bruno de Larousille pour mettre en valeur ses colonnes d'église du XIIe siècle, les Steinitz, avec de superbes boiseries et lustre du XVIIIe, ou Down Town, dans un registre plus moderne.
François Léage présente un rare régulateur (horloge) de parquet à trophée de chasse, mais, globalement, le XVIIIe s'efface au profit du XXe siècle ou de l'archéologie : bouddha chinois précoce et tigres en bronze niellés d'or et d'argent chez Deydier, statuaire khmère chez Barrère, marchands d'art africain de premier plan. A l'entrée, les Landau de Montréal ont un impressionnant stand d'art moderne, où une grande femme couchée de Moore ouvre sur Picasso, Modigliani ou Van Dongen. On a même vu un Jeff Koons.
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Antiques Roadshow expert paid £20,000 for forged art
By Marcus Leroux, The Times
AN ACCOMPLISHED forger who paid for his son’s school fees by selling fake Victorian oil paintings to art dealers, including an expert on the BBC’s Antiques Roadshow, was jailed for two years yesterday.
Robert Thwaites, 54, conned Rupert Maas, a gallery owner and television art specialist, into paying £20,000 for a worthless fake called The Miser, supposedly by John Anster Fitzgerald, a Victorian artist who specialised in fairy paintings.
He then targeted a dealer, Christopher Beetles, who paid £100,000 at auction for a fake called Going to the Masked Ball. When detectives raided Thwaites’s home they discovered an art forgery manual and Victorian newspapers that were used to back the paintings.
Thwaites also forged Poppies with Imps and Fairies and Foliage, and planned, with his younger brother, Brian, to sell it to eminent dealers.
The brothers admitted deception between April 1999 and February 2004. Another man, Gordon Strong, 57, a teacher from Portishead, Bristol, who lied to a solicitor about one of the paintings, pleaded guilty to perverting the course of justice.
He acted as a middleman, but at first thought that the painting he handled was genuine.
The brothers asked for an additional count of attempted deception to be taken into account: painting and attempting to sell a picture called Boy with Greyhounds by the French artist Agasse for £6,000 at auction in Knutsford, Cheshire.
Simon Wild, for the prosecution, told Middlesex Guildhall Crown Court that Robert Thwaites had “specialised in fairy paintings, which enjoyed popularity in Victorian times.
“A genuine John Anster Fitzgerald painting these days fetches significantly more than £100,000 at auction.”
Brian Thwaites, 50, a former soldier, modified sketches on his computer and e-mailed them to his brother, who would then paint them.
Mr Maas, who appeared on Antiques Roadshow as an expert and who owns the Maas Gallery in London, bought The Miser in April 1999. He became suspicious when Robert Thwaites returned with another painting. The painting was checked by Libby Sheldon, an art historian.
She found that some of the paint used had not been developed until after Fitzgerald’s death. “It’s a very good forgery, but there are some puzzling features,” she said.
Brian Thwaites then returned to Mr Maas with a third painting, which Mr Maas also refused.
Stuart Denny, defending Robert Thwaites, said that since 1998 his client had paid £54,000 for his son’s school fees and that failing eyesight had forced him to give up his job as a graphic designer.
He added that Robert Thwaites’s marriage was collapsing. “He was at a low ebb, he was broke and miserable.”
Mr Denny added: “What it has done is rip his family apart. He lives apart from his wife. He sees his beloved son once a week and finds it very difficult to look them in the face.”
Strong’s charge of perverting the course of justice relates to producing fake proofs of the authenticity of the painting to solicitors representing the auction house during civil proceedings with Dr Beetles. He was sentenced to 180 hours of community punishment, while Brian Thwaites was given a suspended sentence of 12 months.
Mr Maas has said that he would like to keep The Miser, even though it was a forgery.
http://entertainment.timesonline.co.uk/article/0,,14933-2363905,00.html
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