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30 avril 2006

L'archéologie cherche à refaire surface

Par Sylvie BRIET

vendredi 30 septembre 2005, Libération

Les archéologues revêtiront-ils de nouveau le costume d'irréductibles Gaulois pour interpeller le ministre de la Culture à chacun de ses déplacements, comme en 2003, quand ils luttaient contre une réforme de leur secteur ? Rien ne semble jamais acquis dans le domaine de l'archéologie préventive en France, qui bouillonne sous un calme apparent et frôle la crise une fois de plus : trois inspections générales en trois ans, une nouvelle mission interministérielle, une nouvelle loi en 2001 déjà modifiée deux fois et des rapports parlementaires peu avenants. Un congrès international (1), qui démarre aujourd'hui à Paris pour deux jours, va rappeler comment le secteur s'est développé depuis vingt ans.

Trésors et bulldozer. Les grands travaux ont explosé ces dernières décennies et les fouilles de sauvetage, obligatoires, permettent de s'assurer que l'on n'enterre pas des trésors à coups de bulldozer. Depuis la loi de janvier 2001, l'archéologie préventive est dotée d'un statut légal : selon le principe «pollueur-payeur», l'aménageur qui entreprend des travaux doit payer une redevance qui finance les fouilles réalisées par un établissement public, l'Inrap (2).

Mais les aménageurs, souvent des collectivités locales, n'apprécient pas de voir la facture s'envoler parce que des ruines gallo-romaines se trouvent sous le futur parking. Tous adorent l'archéologie mais souffrent du syndrome «not in my backyard». Et les rapports parlementaires se succèdent pour pointer ce qui ne va pas. Le dernier (3), du sénateur Yann Gaillard, n'échappe pas à la règle : «L'archéologie préventive pose un problème qui pourrait être qualifié d'irritant», note-t-il. Selon lui, le système actuel ne marche pas, la redevance censée financer les diagnostics ne rentre pas.

Par ailleurs, les aménageurs se plaignent de ne contrôler ni les prix ni les délais. Les petites communes notamment, qui se retrouvent avec des factures archéologiques dépassant le montant de l'investissement qu'elles s'apprêtent à réaliser. Un fonds doit servir aux aménageurs qui n'ont pas les moyens mais le système n'est pas encore sur les rails. Les élus hurlent.

Rumeurs. «Le maire d'une localité qui a une route à refaire n'a pas prévu cette somme, analyse Jean-Paul Demoule, président de l'Inrap. Par ailleurs, en France, on assimile l'archéologie aux momies égyptiennes ou aux temples grecs et un élu qui voit un chantier archéologique pour la première fois est déçu la plupart du temps.» Les archéologues ont l'impression que l'on s'acharne contre eux, craignent que l'on divise leur activité par deux ou qu'une énième réforme ne remette le feu aux poudres.

Au ministère de la Culture, ces rumeurs de crise semblent infondées : «La redevance rentre. Nous attendons entre 40 et 50 millions d'euros pour 2005 et espérons les obtenir, dit Michel Clément, directeur de l'Architecture et du Patrimoine. Il faut donner au système le temps de s'installer. Le ministère assure la pérennité des structures. On peut nous critiquer mais cet établissement existe.» Pour rassurer les sénateurs, il précise : «Il est absurde de tout fouiller, ce qui compte, c'est l'avancement des connaissances, il faut donc faire les prescriptions en fonction de l'intérêt scientifique et pas de manière maximaliste.»

Mais l'archéologie préventive, perçue comme une empêcheuse de construire en rond, reste la cible d'élus qui la confieraient bien au secteur privé. Ce qui fragilise l'Inrap, un établissement public en voie de construction.

(1) A l'auditorium de la Bibliothèque nationale de France, Paris XIIIe.

(2) Institut national de recherches archéologiques préventives.

(3) Rapport d'étape du 29 juin 2005, rapport définitif fin 2005.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=327588

Le Paris antique apparaît au sommet de la montagne

Par Sylvie BRIET

mercredi 26 avril 2006, Libération

Tout en haut de la rue Saint-Jacques, sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le Ve arrondissement, un nouveau pan de l'histoire du Paris antique se soulève. Des fouilles archéologiques préventives (obligatoires avant toute construction sur un site sensible, ndlr) ont mis au jour des maisons, des thermes privés et une voie romaine : à travers un des premiers quartiers d'habitation de la ville, ce sont les origines de la Lutèce romaine qui apparaissent. Spectacle insolite au coeur du campus universitaire Curie entre des laboratoires de biologie, l'Ecole nationale de chimie et l'Institut de géographie. Le chantier se situe sous le jardin du couvent de la Visitation construit en 1632, un lieu préservé qui a protégé les ruines. Bientôt, c'est un nouveau bâtiment dédié à la recherche qui s'élèvera ici. Les archéologues de l'Inrap (1), l'institut de recherches qui gère les fouilles préventives en France, ont jusqu'à fin juin pour terminer leur étude des lieux.

Trois siècles. Ils savent déjà que les vestiges les plus anciens datent du règne d'Auguste, entre 27 avant notre ère et 14 après. Et la période d'occupation de ce quartier s'étend sur trois siècles jusque vers 300 après J.-C. Ce pan de quartier mis au jour comprend un bout de voie romaine large de 6 mètres, bordée par des fossés, puis des caniveaux et des trottoirs. L'évolution des méthodes de construction se révèle au fil des siècles : les premières maisons sont en torchis avec un clayonnage de bois. Puis la maçonnerie se développe, avec des briques et des pierres pour les parties les plus riches. Une grande maison est dotée de thermes privés : des «pillettes» encore visibles surélevaient le sol, elles permettaient à l'air chaud de circuler. Des échancrures ont même été percées dans les murs afin qu'eux aussi soient chauffés. «Pourtant, nous ne sommes pas dans le cas de figure d'un programme architectural romain officiel, nous sommes dans du privé et beaucoup de choses sont bricolées», note François Renel, responsable de secteur à l'Inrap.

Du sommet de la montagne Sainte-Geneviève vers la Seine, le notable Lutécien pouvait contempler le forum situé sur l'actuelle rue Soufflot, les thermes de la rue Gay-Lussac, le théâtre de la rue Racine, les thermes du Collège de France, rue des Ecoles, et plus bas les thermes de Cluny, boulevard Saint-Germain (2). La partie plate du sommet sur laquelle ont lieu les fouilles était réservée aux habitations.

Abandonné. «Les Romains ne construisaient pas sur les maisons gauloises mais à côté», explique Didier Busson, du département Histoire de l'architecture et Archéologie de la ville de Paris, qui dirige le chantier. Selon les dernières hypothèses, la Lutèce gauloise se situe sous Nanterre.

Au début du IIIe siècle, au plus fort de son occupation, Lutèce s'étendait sur 110 hectares. On estime qu'elle comptait alors entre 8 000 et 20 000 habitants. Puis, petit à petit, le quartier est abandonné, ce qui correspond au déclin de l'Empire romain. On pense que les notables, qui devaient contribuer au financement des infrastructures, quittent la ville. L'occupation urbaine se cantonne alors à l'île de la Cité, qui sera protégée par un rempart à partir du IVe siècle. La rue du Faubourg-Saint-Jacques reste habitée mais, tout autour, c'est la campagne, jusqu'au XVIIe siècle.

(1) Institut national de recherches archéologiques préventives.

(2) http://www.paris.culture.fr/ présente la reconstitution des principaux monuments de la ville antique.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=377615

29 avril 2006

Le marchand de Venise -- L'industriel François Pinault ouvre au public, ce week-end dans la cité des Doges, une partie de sa collection d'art moderne.

Par Nathalie BENSAHEL et Nicolas CORI et Henri-François DEBAILLEUX

samedi 29 avril 2006, Libération

Le «Balloon Dog» de l'américain Jeff Koons un chien géant de trois mètres de haut en acier chromé rose violet souhaite la bienvenue sur le ponton du Palais. Puis, dès l'entrée du lieu, le portrait de François Pinault : un tableau représentant la radiographie de son crâne, réalisé par l'artiste polonais Piotr Uklanski, qui fait penser au portrait de Georges Pompidou par Vasarely dans l'entrée de Beaubourg. L'homme d'affaires français accueille aujourd'hui ses invités au Palazzo Grassi à Venise. Qui vont enfin découvrir une petite partie de l'énorme collection de François Pinault, milliardaire redouté du business français qui, à près de 70 ans, cherche une nouvelle postérité : celle de gourou de l'art contemporain. 220 oeuvres sont ici présentées, le dixième de sa collection : «Cy Twombly, Jeff Koons, Rothko, Cyndy Sherman, Donald Judd, Damien Hirst, Stingel, Carl Andre», essaie de reconstituer de tête un expert français de l'art contemporain. Qui poursuit : «Jusqu'à une période récente, la composition de sa collection relevait du secret défense, et même ceux avec qui il travaille ne savent pas tout.»

Envolées lyriques. «Where are we going?» Le thème de l'expo est en forme d'interrogation existentielle, inspirée d'une oeuvre de Damien Hirst lui appartenant. «Quand tout a disparu, que reste-t-il des hommes et de leurs empires, sinon l'art, sinon la culture qu'ils ont produits et qu'ils ont aimés», répondait Pinault la semaine dernière à Paris Match. Il fut un temps où le collectionneur disait qu'il ferait don de son patrimoine artistique à la France, justifiant quelques envolées lyriques sur la pureté de l'art. Mais aujourd'hui qu'il a abandonné l'île Seguin de Boulogne-Billancourt et renoncé à son projet de création d'une fondation française pour l'art contemporain sur le site des anciennes usines Renault, aujourd'hui qu'il s'installe à Venise et invite les plus grands courtiers et autres collectionneurs milliardaires à venir voir ses toiles, son désintéressement laisse rêveur. Pinault serait un amateur éclairé doublé d'un marchand de tableaux ? Retour sur la réalité d'une passion.

Selon la légende, la rencontre de Pinault avec l'art contemporain remonte aux années 80 avec des achats de Picasso, Soulages ou Giacometti. Un peu plus tard, le milliardaire déjà collectionneur tombe en arrêt devant un tableau de Mondrian, Losangique III. «Ce sont les années d'euphorie», raconte Christophe Girard, l'adjoint culture de la mairie de Paris. «Il est très riche et découvre l'art abstrait américain, le pop art avec Marc Blondeau et Philippe Ségalot (conseillers et courtiers en art contemporain). Il achète beaucoup et construit alors sa collection.» En 1996, il fait une première démonstration de ses goûts et de ses ambitions à l'occasion du mariage de son fils François-Henri dans sa propriété du château de la Mormaire, près de Montfort-l'Amaury. Dans le parc, les visiteurs ne remarquent que la série de sculptures monumentales signées Richard Serra, Henry Moore, César, Arman ou Eduardo Chillida.

C'est en 1998 que l'homme d'affaires fait découvrir au grand public sa «passion» lors de la sortie d'une biographie officielle écrite par son ami Pierre Daix (1). L'art et le luxe deviennent les deux leviers de sa nouvelle vie. Pinault travaille son image. Il se veut prescripteur, ne déteste pas le glamour lorsqu'il se fait photographier avec Tom Ford, le designer vedette de Gucci. En 1998 toujours, il rachète la maison d'enchères Christie's ; en 1999, le groupe de luxe Gucci-Yves Saint Laurent. Deux ans plus tard, il offre à sa collection une série du peintre américain Cy Twombly : dix grandes toiles, dont l'une est longtemps restée accrochée au mur de son bureau. «C'est un vrai !» a dit un jour François-Henri Pinault devant la tête d'un visiteur ébahi devant le tableau du maître.

Rumeurs. En 2000, il franchit une étape décisive : il annonce la création d'une fondation sur l'île Seguin, un musée qui portera son nom et dédié à l'art contemporain. L'idée de s'implanter sur les terrains des anciennes usines Renault part d'une discussion entre Dorothée Pineau, adjointe à l'urbanisme de la mairie de Boulogne-Billancourt, et son amie Patricia Barbizet, la directrice générale d'Artémis, holding des Pinault. Très vite un accord est trouvé avec le maire, Jean-Pierre Fourcade, et Louis Schweitzer, le PDG de Renault, propriétaire des lieux. Un concours d'architectes est lancé. Et fin 2001, le Japonais Tadao Ando est choisi pour construire un bâtiment en forme de vaisseau spatial. Mais l'affaire commence à traîner.

La faute à qui ? «A l'administration et à la ville de Boulogne», a martelé François Pinault. En fait, c'est le milliardaire lui-même qui n'est pas pressé. Dès juillet 2002, le permis de construire peut être délivré, un plan local d'urbanisme partiel ayant été approuvé. Mais Pinault préfère attendre pour voir le reste du projet. Surtout, il faudra dix-huit mois pour que le permis de démolir soit accordé. L'architecte des bâtiments de France, qui dépend de Jean-Jacques Aillagon, le ministre de la Culture, prend son temps. Coïncidence, lorsqu'on sait qu'Aillagon dirige aujourd'hui Grassi ? En tout cas, François Pinault ne fait rien pour presser le ministère. Dès 2003, les premières rumeurs d'un renoncement à l'île Seguin circulent. D'autant que l'année est particulièrement éprouvante pour l'homme d'affaires : il y a Gucci, qui se révèle être un gouffre financier, et l'affaire Executive Life, qui le menace depuis Los Angeles. Le milliardaire risque de se faire inculper pour avoir couvert des montages financiers illégaux réalisés par le Crédit lyonnais lors du rachat de cette compagnie d'assurances californienne. Pour éviter les poursuites, il doit payer 185 millions de dollars.

Mais Pinault continue de croire (ou de faire croire) à sa fondation. Dans une longue interview à Paris Match, en novembre 2003, il dément l'abandon de Boulogne : «Si le projet a semblé traîner en longueur, c'est parce qu'il ne concerne pas seulement notre fondation, mais une opération d'urbanisme d'un million de mètres carrés.» Et d'assurer : «La fin des travaux est prévue fin 2006-début 2007.» Pourtant, la tentation de Venise est déjà là. Avec Jean-Jacques Aillagon à la manoeuvre. A l'été 2003, la Réunion des musées nationaux (ministère de la Culture) a déposé, associée à Pinault, un projet de reprise du Palazzo Grassi, mis en vente par la famille Agnelli. C'est finalement le Casino de Venise qui est choisi. La relation entre les deux hommes, tous deux proches de Chirac, est ancienne. Aillagon a été directeur des affaires culturelles de la ville de Paris avant de diriger Beaubourg et de s'installer au ministère de la Culture.

En 2002, quand Aillagon décore Jeff Koons de la légion d'honneur, la cérémonie se déroule dans les salons de Christie's, et c'est François Pinault qui invite. Une fois écarté du gouvernement, en avril 2004, Aillagon décroche la direction artistique du palais Grassi. Puis, en juillet de la même année, il devient conseiller culturel de Pinault. En privé, Aillagon ne cache pas ses projets : «Je déteste le projet de l'île Seguin, et je ferai tout pour qu'il soit abandonné», lance-t-il fin 2004 à un visiteur de Boulogne, avouant son intention de se venger d'un gouvernement qui l'a viré. En attendant, Pinault continue de démentir un abandon de Boulogne tout en critiquant «la lenteur des collectivités à s'engager sur l'aménagement du reste du site» (Libération du 8 juillet 2004).

Procès. Pourtant, il profite de la première occasion pour se retirer de l'île Seguin. Trois associations de Boulogne déposent un recours concernant le plan local d'urbanisme. Et Pinault décide alors de ne rien signer avant le 28 février 2005 (date limite pour la promesse de vente du site), même si, quelques semaines plus tard, les recours sont abandonnés. A l'époque, l'homme d'affaires est confronté à un nouveau revers dans l'affaire Executive Life. Lors du procès civil qui s'ouvre à Los Angeles, Pinault se voit réclamer plus d'un milliard de dollars de dommages et intérêts. Y a-t-il un lien entre les deux dossiers ? «Executive Life est un risque maîtrisé», nous expliquait une porte-parole à l'époque. Mais difficile de ne pas voir que l'abandon de l'île Seguin et Executive Life ont évolué parallèlement. Le 18 avril 2005, le jury commence ses délibérations en Californie ; le même jour Pinault achète le Palazzo Grassi. Le 9 mai, il annonce qu'il «renonce» à Boulogne, prenant acte dans un point de vue publié dans le Monde, de «l'enlisement administratif de l'opération d'aménagement». Le 11 mai, Artémis est jugé coupable de «conspiration» et de «dissimulation» aux Etats-Unis. Et devra payer au total 317 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites.

Bon vendeur. De quoi supposer que le coût financier a été déterminant dans le renoncement de l'homme d'affaires. La construction du bâtiment devait coûter 150 millions d'euros, et l'exploitation de la fondation générer un déficit de 10 à 20 millions par an. Pinault aurait-il eu les yeux plus gros que le ventre ? Possible, surtout qu'il n'est plus seul à décider. En 2005, il a laissé les commandes d'Artémis à son fils François-Henri, moins sensible à la passion de son père. Autre hypothèse, Pinault se serait rendu compte, après coup, que la mise en place d'une fondation n'était pas une si bonne idée. «Une fondation implique de ne plus être seul décisionnaire, et surtout de ne plus pouvoir vendre des oeuvres, analyse un spécialiste. Or, dans l'art contemporain, il est essentiel de pouvoir faire tourner ses collections.»

Et Pinault semble aussi bon acheteur que bon vendeur. En 2005, il a cédé au musée d'Art moderne de New York un Rauschenberg (Rebus), réalisant une plus-value estimée à 25 millions d'euros.

Aujourd'hui, il expose ses oeuvres favorites à Venise et valorise les cotes des artistes concernés. Ce qui permettra de faire monter les prix en salle des ventes : ainsi, le 9 mai, un bronze de Jeff Koons (Aqualung) sera mis en vente chez Christie's, alors qu'un autre exemplaire de cette série de trois pièces figure à l'exposition Pinault du Palazzo Grassi. Comme dans une vitrine de très grand luxe.

(1) François Pinault, éditions de Fallois, 1998.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=378479

Iran takes lead in restoration of Samarra mosque -- Private sector investment will pay for the rebuilding of the Shiite holy site

Posted 27 April 2006

By Lucian Harris, The Art Newspaper

Destroyed on 22 February: the Askariya shrine, also known as the Golden Dome, is one of the most revered sites of Shiite Islam. It contains the tombs of the tenth and 11th imams, Ali al Hadi (d. AD 868) and his son Hassan al Askari (d. AD 874), who are considered by Shiite Muslims to be successors to the Prophet Muhammad. It also honours al Hadi’s young grandson, Muhammad al Mahdi, who disappeared there, and whom Shiites regard as the 12th and “hidden” imam, who will one day return. The Askariya shrine has been continually added to since the tenth century, often by Iranian rulers—its great dome was re-built in 1623 by the Safavid Shah Abbas, and was first covered in golden tiles by the Qajar Shah Nasir al Din in 1868

LONDON. Iran has taken the lead role in the reconstruction of the Askariya shrine in Samarra, Iraq, as well as other Shiite holy sites damaged in the sectarian reprisals that swept the country after a massive explosion destroyed the shrine’s famous Golden Dome on 22 February.

News of the bombing brought swift offers of funds and assistance from many sources, including the US, UK and the United Nations. But it was the Research Centre of the Cultural Heritage and Tourism Organisation of Iran (ICHTO) which signed an agreement of co-operation for the restoration of the shrine with the Iraqi Ministry of Culture.


Iran has a long history of handling the maintenance and repair of the Shiite holy places, and there has been no shortage of ready funds for what many Iranians consider a religious duty.

Dr Taha Hashemi, director of ICHTO, told Iranian reporters that, “As Muslims, we must maintain our religious monuments, and to this end, [we] plan to make use of all [our] facilities and experts.”

Last July ICHTO announced that the repair and renovation of Shiite holy centres was a priority, and that private sector interest in investment was so strong that the initiative would not need government funding. The Iranian non-governmental organisation, Reconstruction Organisation of Holy Shrines in Iraq, which also announced that it was sending teams to help with the operations at Samarra, says it has completed over 300 projects in Iraq.

In the violent aftermath of the Askariya bombing, Shiite protesters attacked numerous Sunni mosques in Baghdad, while in Basra they set fire to a Sunni shrine containing the seventh-century tomb of Talha bin Obeid-Allah, one of the main opponents of Imam Ali’s accession to the Caliphate and thus a symbolic enemy of the Shia.

The following day in al Madai’in, Sunni gunmen fired two rockets at the tomb of Salman al-Farisi, a companion of the Prophet Muhammad, whose shrine is revered by Shiites. Initial reports claimed that it had been entirely destroyed, but it later emerged that in fact damage was light.

On 27 February, in an effort to stem the proliferation of inaccurate reports, US military spokesman Major General Rick Lynch told journalists that 22 mosques were known to have been attacked of which six sustained serious damage. He highlighted the unreliability of information during this volatile period.

Occupying US forces have been accused of not doing enough to protect the cultural heritage of Iraq, and Alastair Northedge, professor of Islamic art at the Sorbonne, told The Art Newspaper that he believed US troops had once again occupied the top of the Malwiya, the spiral minaret of the great mosque of Caliph al Mutawakil, which last year sustained damage from rebel fire after being used by a US sniper team (March 2005, p7). He emphasised, however, that even from official sources, it is often very difficult to establish the facts of such situations.

Iran’s pledge of funding for the Golden Dome has not been universally welcomed. The Circle of Ancient Iranian Studies, based at the London School of Oriental and African Studies, says Iran should concentrate on safeguarding its own cultural heritage, pointing to the ongoing reconstruction of the city of Bam for which financial aid has been sought from foreign countries. The organisation also stated numerous instances of important Iranian heritage sites that are in danger from industrial encroachment.

http://www.theartnewspaper.com/article01.asp?id=248

Payout to owners of art stolen by Nazis

By Louise Jury, Arts Correspondent, The Independent

Published: 29 April 2006

The Government is to pay £175,000 to the heirs of a victim of the Nazis in lieu of four works of his art which were looted during the Second World War and ended up in the British Museum.

The settlement is the conclusion of a case which has dragged on for several years because it emerged the four old master drawings could not be given back to the family because of laws preventing the museum from disposing of any parts of its collection.

A panel set up by the Government to adjudicate in such cases concluded in 2002 that there was firm evidence that the works were seized from the home of Dr Arthur Feldmann by the Gestapo in 1939.

The panel, which recommended the payment, has also suggested that the Government introduces legislation to permit the restitution of objects which were spoliated during the Nazi era. David Lammy, the culture minister, said it was important that questions of ownership arising from the war were resolved. The Government will make the recommended payment.

Uri Peled, one of the Feldmann heirs, said: "We are sure that this is what our grandfather would have wanted, for them to be available to the public and for future research."

http://news.independent.co.uk/uk/this_britain/article360900.ece

Exhibition honours the forger who fooled the world's foremost art experts

By Arifa Akbar, The Independent

Published: 29 April 2006

His expertise at forging the works of great masters using house paint and KY Jelly fooled art experts around the world and generated millions of pounds on the way to landing him a jail sentence.

Now the man believed to be the world's most-prolific art forger, John Myatt, is staging an exhibition of his latest paintings created after he pulled off some of the most audacious art frauds of the 20th century.

Myatt, 60, whose derivative works now command five-figure prices, is exhibiting more than 100 works at St Paul's Gallery, in Birmingham, from 12 May, including previously unseen paintings in the style of Joan Miro, Monet and Gigliani.

From 1987 to 1994, Mr Myatt produced counterfeit works that were passed off as the real thing and sold to auction houses such as Sotheby's and Christie's.

Yesterday he recounted the extraordinary story - soon to be made into a film starring Michael Douglas - that saw him sell some 200 works painted "in the style of" Picasso, Van Gogh, Chagall and Giacometti as originals to art collectors across the world.

Then an art teacher, he moved towards forgery after placing an advertisement in Private Eye for his painting services. "I got quite a lot of customers so I was able to make a living from home. Some would give me a family portrait and want me to paint them in the style of Gainsborough or Reynolds," he said.

One such customer, John Drew, who claimed to be a physics professor, kept coming back for more paintings, until one day he told Mr Myatt he had sold a painting in the style of German Cubist painter, Albert Gleizes, for £25,000, after a valuation at Christie's.

"He re-framed it in an old frame and sold it. He gave me half the money. I just couldn't believe it. It was not even painted in oil but in household emulsion softened by KY Jelly.

"As more were sold, I couldn't believe that experts could not tell the difference. But in fairness, auction houses work on the basis of trust," he said.

Around 80 of Myatt's fakes are still believed to be in circulation with owners unaware that they have been the victim of a fraud, which has been estimated to be worth more than several million pounds. Mr Myatt said even he may not recognise them as his.

In 1995, Scotland Yard detectives were tipped-off to the fraud, and Mr Myatt served four months in Brixton Prison, where he was affectionately known as "Picasso" for his portraits of fellow inmates, commissioned in exchange for phone-cards.

On his release, he resolved never to paint again but his arresting officer commissioned a portrait of his family.

In the past decade, his "genuine fakes" have received critical acclaim and he set up his company, Genuine Fakes Limited, four years ago.

"As someone who paints these things, you don't copy a work such as the Mona Lisa and take it to an expert, because everyone knows the genuine work hangs in the Louvre.

"I'm not copying a painting, I'm making a new painting that someone such as Picasso may have painted in say, 1911. So I study everything he was producing in that year, read as much as I can about him, and then begin," he said.

http://news.independent.co.uk/uk/this_britain/article360897.ece

28 avril 2006

Turkey claims stele in British Museum

Posted 27 April 2006

By Martin Bailey

No evidence yet why the stele should be returned

LONDON. The Art Newspaper can reveal that the Turkish government has made a claim for a decorated stele in the British Museum (BM). This happened after a Turkish diplomat in Japan spotted the antiquity on loan to an exhibition on “Alexander the Great: East-West Cultural Contacts from Greece to Japan”, which was shown in Tokyo in 2003. It was not until last September that a letter was sent by the Turkish embassy in London. Although there is much talk of restitution claims against the BM, official requests are comparatively rare.

The basalt stele, dating from the first century BC, depicts a relief of Herakles greeting the sun-god, with a Greek inscription on the reverse. It was later reused as an oil-press, and hence the hole in the middle. The stele was excavated by Leonard Woolley in a field at Samsat, near the Turkish-Syrian border, probably in 1917-20. It was purchased by the BM from the Carchemish Exploration Fund in 1927.

BM director Neil MacGregor discussed the case with Turkish ambassador Akin Alptuna last autumn. Mr MacGregor is surprised that the claim had been made after nearly 80 years. He also believes that Woolley, a distinguished archaeologist operating with full Turkish authority, would almost certainly have the proper consent to excavate and export. No documentation had been produced to suggest the stele had been excavated or exported illegally. Nothing further has been heard from the Turkish embassy.

Because of the refurbishment of the BM’s Ancient Near East Galleries, the stele went into store on its return from Japan. On 12 April it went on display in room two. It will be moved to the refurbished galleries early next year.

http://www.theartnewspaper.com/article01.asp?id=250

The man who saved Venice's treasures

By Peter Popham in Venice

Published: 28 April 2006, The Independent

François Pinault, the French former timber merchant who with his billions has quietly turned the European luxury goods sector into his personal fiefdom (Gucci, Yves St Laurent, the Chateau Latour vineyard, Christie's auction house, etc, etc), this week extends his reach to Venice when the first selection of his vast collection of modern art opens in a palazzo on the Grand Canal.

Venice will never forgive the first French invasion, when the arrival of Napoleon in 1797 brought the curtain down on the Venetian Republic. But they are delighted to have M. Pinault.

For more than 20 years, Palazzo Grassi, built in the Republic's twilight years, was the cultural flagship of the Agnellis, the Fiat dynasty, and the host of many distinguished exhibitions. But when they put it on the market last year, many feared the city would lose one of its most important cultural nodes and gain yet another flashy hotel.

But François Pinault, on the rebound from a long and frustrating attempt to turn the site of an old Renault car factory on an island in the Seine into his own art museum, came to the rescue. He bought an 80 per cent share in the building, and at incredible speed has turned it into the most ambitious new art museum to open in the city since Peggy Guggenheim set up shop decades ago on the other side of the Grand Canal.

The transformation of the interior of the palace by the Jap-anese minimalist architect Tadao Ando took ive months. On Sunday, the made-over Palazzo Grassi throws open its doors to the Venetians with an inaugural exhibition entitled (in English), "Where are we going?"

Whether the Venetians will like what they find is an open question. Yes it is art of a kind, but is it Venice? At the press preview yesterday, roaming through room after room of large minimalist paintings hung on tall white partitions that hide the period walls, one local man said with a look of pained disbelief: "They have completely denatured the palazzo. There's nothing Venetian about it any more. They would have been just as well doing this show in a garage."

The shock effect, of course, is deliberate; what would be modern about modern art if it did not stop you in your tracks? The effect starts at the canal-side entrance, which is now dominated by Balloon Dog (magenta), a huge poodle apparently made from magenta-coloured balloons, though actually constructed of steel, by Jeff Koons.

The palazzo's high classical façade is illuminated after dark by a cobweb of lights designed by the Danish artist Olafur Eliasson; through the grand portico, past large two comical multi-coloured resin puppets by Takashi Murakami, you come face to face with another giant Koons, a massive, red, balloon-like heart dangling from the ceiling as if lighter than air, though it weighs a ton and a half.

Inside, one pads across a floor of coloured Carl Andre tiles (the infamous Tate Gallery "pile of bricks" man) up stairs under a storm of floating, pink, suspended spermatozoa, to be confronted at the landing by a "portrait" of the padrone, M. Pinault himself: a thermographic image of his skull and humerus bones, arranged in a piratical skull and crossbones, "hardly an obvious way of flattering a contemporary Maecenas and Medici", as the catalogue puts it.

François Pinault was already wealthy when he got hooked on art. His first love was conventional, a painting of an old Breton woman. "I liked this painting; it touched me," he says. "The more I looked at it, the more I had the impression of perceiving a mystery, which issued, I assumed, from the ineffable spirit of the artist. I took the painting home."

But M. Pinault's real epiphany came years later, when in 1991 his eyes were opened to the world of the New York minimalists.

The painter Robert Ryman, M. Pinault says, "opened the doors of the minimalist universe, showing me a place where the mind was liberated from the insignificance of details and led into a communion with the essence of existence. I admired these artists, their refusal to compromise, their audacious attitude, and their provocation". He took mountains of them home.

And here they are, on the Palazzo's top floor, against walls "denatured" by Tadao Ando, room after room of canvases covered with almost nothing. In the press kit, it is described, oddly, as "a personal portrait of the collector himself".

Alison M Gingeras, the 32-year-old Pinault poached from the Guggenheim in New York as curator, said: "There is a narrative to the show. You understand that he's not a passive collector or someone who does it as a part-time hobby; he's someone who does it as a central part of his life."

Seasoned modern art hands are yawning at the domination of this show by familiar names. The people are likely to be more impressed, after they get over the fact that it has got nothing to do with Venice (and little to do with France). M. Pinault is a true enthusiast, and it is infectious.

http://news.independent.co.uk/europe/article360670.ece

Focus in Getty Trial Shifts to a Sicilian Antiquities Dealer

April 27, 2006, The New York Times

By ELISABETTA POVOLEDO

ROME, April 25 — Dozens of documents were dissected in a courtroom here on Wednesday as prosecutors sought to weave the doings of art dealers, collectors and museums into what they argue is a broad criminal pattern: the trafficking of archaeological artifacts looted from Italian soil.

"This was one big swamp where many swam and many others came to drink," said the trial prosecutor, Paolo Ferri, summing up the day's testimony. "Marion True and Robert Hecht were part of this swamp. In fact Hecht was the biggest pike in the swamp."

Ms. True, the former antiquities curator at the J. Paul Getty Museum in Los Angeles, and Mr. Hecht, an American dealer, are being tried on charges of conspiring to deal in looted antiquities.

Much of Wednesday's testimony centered on Gianfranco Becchina, a Sicilian antiquities dealer working out of Basel, Switzerland, and his contacts with dealers, museums and collectors around the world. Mr. Becchina is not on trial but is under investigation in a related case.

In more than four hours on the stand, Giuseppe Putrino, an officer with the art theft squad of the Italian military police, or carabinieri, expounded on documents, including faxes, invoices, money transfers, letters and Polaroid photographs, confiscated during police raids on Mr. Becchina's warehouses in Basel and his home in Castelvetrano, Sicily.

Several of the documents linked Mr. Becchina with American collectors, in particular a New York couple: Leon Levy, who died in 1998, and his wife, Shelby White, a trustee of the Metropolitan Museum of Art.

One letter asked Mr. Becchina to keep Mr. Levy and Ms. White "in mind when objects arrive." Other documents suggested that Mr. Becchina had offered several works to them.

Mr. Putrino also testified about documents related to the sale of a marble kouros, or naked youth, by Mr. Becchina to the Getty for $10 million in 1983, when Jiri Frel was curator of antiquities.

Mr. Becchina was once a major supplier to the Getty, but his relationship with the museum soured after the Getty kouros was found to be a fake.

Documents shown in court indicated that Mr. Becchina had a photocopy of Mr. Frel's passport and Italian residency papers, which cited Castelvetrano as Mr. Frel's residence. Mr. Frel now lives in Rome.

Mr. Putrino pointed out that the contested objects discussed in court on Wednesday had all found their way to Switzerland, "with no trace of how they got there from Italy."

http://travel2.nytimes.com/2006/04/27/arts/27gett.html

L’art et la puce

Le point sur les techniques de marquage et d’identification des biens culturels. Une parade contre le vol ?

La Gazette de l'Hôtel Drouot, 28 avril 2006

Bien que parmi les plus cambriolés de France et d’Europe, les châteaux, vieilles demeures et manoirs français ne sont que très rarement assurés. C’est ce qu’un sondage, réalisé par le courtier Gras Savoye en février 2005 auprès de 3 000 propriétaires privés de patrimoine historique français, vient de confirmer. Cette absence de protection chagrine les assureurs ainsi que les forces de police et de gendarmerie chargées de lutter contre le vol et le recel de biens culturels français. Chaque année, entre 6 000 et 7 000 vols d’oeuvres et d’objets d’art sont commis sur le territoire français. Les biens volés ne sont que très rarement récupérés par leurs propriétaires, faute de preuve irréfutable – à commencer par la détention d’une photographie de l’oeuvre ou de l’objet d’art disparu. Ainsi, en 2005, les musées suisses victimes de Stéphane Breitwieser en 1995 commençaient à peine à récupérer leurs biens, après les avoir dûment identifiés. La réticence des propriétaires à inventorier leur patrimoine est encore trop grande. Assurer ses objets d’art, ses antiquités ou ses collections a un coût relativement élevé. Afin de pallier cette attitude, dangereuse pour le patrimoine français, certaines entreprises proposent une alternative à l’assurance : il s’agit du marquage.
Il existe différents procédés de marquage des biens culturels. Mais si un objet est unique, le recours au marquage est superflu. La prise de photographies et la description de l’objet sont suffisantes à son identification. Le marquage s’impose en présence de multiples (bronzes, pièces de porcelaine...). Le marché des entreprises apparaît comme florissant, mais, après examen des situations financières des unes et des autres, il s’avère que bien des sociétés ont dû mettre la clé sous la porte, faute de clients. Les techniques de marquage sont très variées. L’objectif est la discrétion pour éviter que les malfaiteurs ne se débarrassent du marquage. La puce RFID permet le traçage à distance. Plus petite qu’un grain de riz, elle contient une grande capacité de mémoire et s’avère détectable jusqu’à 3 m. Elle ne nécessite aucune alimentation et a une durée de vie très longue. Les détecteurs existant sur le marché ont été normalisés et la puce RFID d’une entreprise peut être reconnue par le détecteur d’une société concurrente. D’autres initiatives sont en cours : la technologie GPS ouvre certaines portes, mais les referme aussitôt. La distance de lecture d’une puce RFID est courte et ne pourra être améliorée. En effet, celle-ci ne dispose d’aucune source d’énergie. Or, le GPS nécessite la présence de batteries : la condition de discrétion du marquage et celle du respect de l’intégrité des biens ne sont ainsi pas respectées.
Les procédés de marquage sont-ils compatibles avec les méthodes utilisées par la police ? Il s’agit du problème majeur. Les services spécialisés chargés de la répression du trafic de biens culturels volés envisagent avec prudence toute collaboration avec une entreprise privée, laquelle est considérée tout au plus comme un témoin. Par ailleurs, en cas de vol, les délais pour intervenir sont très courts. De plus, l’entreprise qui détient les informations nécessaires pour identifier le ou les biens sera peut-être fermée ! Le particulier est donc invité à conserver un double des informations concernant son patrimoine culturel. D’un point de vue strictement juridique, la tenue de fichiers par les entreprises privées doit respecter un encadrement particulier (consentement de la personne, accès sécurisé...). Les particuliers sont le plus souvent tenus de verser des cotisations afin de voir leurs informations sauvegardées dans lesdites bases de données. Les résultats de l’étude de la sous-commission Bady relative aux procédés de marquage seront connus courant 2006. On peut cependant avancer que la sous-commission s’inquiétait principalement de la pérennité des procédés existants (puce, encres diverses), du respect de l’intégrité des biens culturels ainsi que du coût du marquage. En tout état de cause, le propriétaire de biens culturels, avant d’envisager un quelconque recours à une entreprise de marquage, peut très bien entreprendre de les photographier (en suivant les conseils prodigués par l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (interieur.gouv.fr) et de les décrire au plus près, en s’attardant sur les détails, les imperfections connues de lui seul. Ses informations seront précieusement conservées et transmises aux services de police ou de gendarmerie compétents lors du dépôt de plainte.

Delphine Sadoun

http://www.gazette-drouot.com/magazine/loi/loi051.html

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